On signalera le lancement d’un MOOC intitulé « Les bonnes pratiques de veille technologique » sur la plateforme de MOOCs FUN gérée par le Ministère de l’Education Nationale qui débutera le 14 mai prochain pour une durée de 8 semaines.
Le MOOC sera animé par Danielle Feldmann et Jacques Loigerot, experts de la veille au CETIM.
Il s’adresse à toute personne confrontée à une démarche de veille et notamment ingénieurs ou techniciens, étudiants en science de l’information mais aussi en sciences de l’ingénieur ou en marketing...
Les plateformes de recherche d’art antérieur en matière de brevets ne manquent pas, qu’elles soient payantes ou gratuites, mais la plupart ne proposent que des informations sur les brevets déposés dans la plupart des offices de brevet dans le monde et dans la très grande majorité des cas, il n’y a pas de contenu non brevet (NPL pour Non Patent Literature), sauf éventuellement dans les références citées qui peuvent parfois servir de clés de recherche ( par exemple préfixe /REF qui n’est pas dans le menu déroulant dans Orbit).
Bien sûr, cette littérature non brevet est par ailleurs largement accessible sur certains serveurs de littérature scientifique et technique comme Proquest Dialog ou STN, mais il n’y a pas vraiment d’intégration entre les deux types d’information même si l’on peut utiliser le même langage de requête sur la même plateforme.
Ce mois-ci, l’actualité des moteurs concerne exclusivement Google qui n’a pas faibli dans le nombre de ces annonces et lancements de nouvelles fonctionnalités.
Nous vous parlions le mois dernier du nouveau bouton « plus de résultats ». Pour certaines questions comme la météo par exemple, Google avait lancé un test où il n’affichait plus aucun résultat mais juste une réponse à la question posée suivie d’un bouton « plus de résultats » pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin. Le test avait ensuite pris fin et tout était redevenu comme avant.
Dans le dernier numéro de NETSOURCES (n°132 - janvier/février 2018), nous avons analysé la place grandissante de la recommandation de contenu dans les outils de recherche aussi bien grand public que professionnels, et l’impact que cela peut avoir sur les pratiques de veille et de recherche d’information.
Nous aborderons aujourd'hui la recommandation appliquée aux outils et sources d’information scientifiques, techniques et académiques :
Quelle est aujourd’hui la place des systèmes de recommandation de contenus dans les moteurs de recherche académiques, les serveurs et bases de données scientifiques, académiques et brevets, les outils de recherche développés par les éditeurs, les réseaux sociaux académiques, etc. ? Et qu'apporte ce système de recommandation au processus de recherche et de veille dans ces domaines ?
Nous avions signalé dans le numéro de janvier 2018 de BASES (n° 355) quelques problèmes de mise au point de la nouvelle interface de STN.
Ces problèmes sont maintenant réglés. En effet, quand on tape une parenthèse sur un clavier AZERTY, elle n’efface plus le caractère précédent.
D’autre part, on peut régler ses « settings » de façon à ce qu'à la déconnexion le système propose automatiquement le déchargement du transcript au moment du logoff. Pour cela, il faut aller dans les settings que l’on trouve dans le menu déroulant qui s’affiche quand on clique sur son nom, puis dans la rubrique « transcript download » activer l’option « Prompt at Logout/Logoff Hold » puis ne pas oublier de cliquer sur « apply » en haut à droite de l’écran.
Pour répondre à la demande grandissante des utilisateurs en termes d’analyse de données et de représentation graphique de ces données (dataviz), les grands agrégateurs de presse ont depuis quelques années déjà, intégré des modules spécifiques dont le but revendiqué est de faciliter l’analyse quantitative d’un grand corpus d’articles sur des critères prédéfinis, et ce, en seulement « quelques clics ».
Ces fonctionnalités supplémentaires sont supposées apporter un vrai plus, en premier lieu par le gain de temps généré, mais également en terme de valorisation de l’information, avec un contenu attirant et immédiatement assimilable.
Google et Bing se transforment toujours un peu plus en moteurs de réponses.
En ce début d’année, l’actualité est très riche du côté des moteurs de recherche.
Google a récemment lancé un test où, pour certaines questions simples (comme l’heure qu’il est, convertir des unités ou des monnaies ou encore effectuer des calculs), il affichait directement la réponse sans proposer de liste de résultats naturels (voir figure 1.).
Et si l’on souhaitait accéder aux résultats naturels, il fallait alors cliquer sur un bouton « afficher tous les résultats ».
LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE
• Un point sur les nouveaux modes de publication scientifique
AGENDA • L'information au service de la prise de décision est-elle un mythe ?
LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE
• Elsevier se pose en alternative à Wikipédia dans le domaine scientifique
RETOUR D’EXPÉRIENCE
• Elsa Drevon : Enseigner la veille pour répondre aux besoins réels des organisations
EN BREF • L’actualité des moteurs et des médias sociaux
La dématérialisation des publications a permis aux éditeurs privés, ainsi qu’aux éditeurs issus de la sphère publique d’explorer de nouveaux territoires. On assiste en particulier à la montée en puissance d’initiatives éditoriales comme celles relevant de l’Open Access dont le but est de proposer un accès en ligne et gratuit aux publications scientifiques.
Penchons-nous dans un premier temps sur le mode de publication scientifique qui a prévalu pendant les 200 dernières années, afin de mieux appréhender la nature des évolutions récentes.
Le modèle traditionnel de publication scientifique repose sur une collaboration entre un producteur de connaissance (le chercheur) et un professionnel de la publication (l’éditeur). Le chercheur obtient auprès de l’éditeur la publication de son travail de recherche, en échange de la cession de ses droits sur ledit travail, et parfois du versement d’une somme complémentaire.
Dans le cas de la publication dite « scientifique », le processus de publication comporte en particulier une étape de validation des travaux par les pairs scientifiques, gage de qualité des travaux publiés. Au-delà du strict service de diffusion de ses travaux, le chercheur acquiert ainsi un accès à la reconnaissance de son travail, répercuté en termes de prestige plus ou moins grand en fonction du degré d’exigence de la revue choisie.
Penchons-nous sur la nature des services rendus par les éditeurs et les modalités de leur exécution. La figure 1 décrit les taches habituellement prises en charge par les uns et les autres.
Figure 1. Étapes nécessaires à la publication des travaux scientifique dans le modèle traditionnel, et répartition des tâches entre les éditeurs et le monde académique, auteur des travaux. ©Marie-Laure Chesne-Seck