1. Transcrire le podcast
Il s’agit de la solution actuellement la plus qualitative pour un livrable.
Quelques podcasts livrent la transcription, mais cette dernière est plus souvent présentée comme un « bonus », parfois payant. Il est donc souvent nécessaire de générer soi-même une transcription automatique.
Les outils de transcription (voir encadré à la fin de cet article) nécessitent d’avoir au préalable téléchargé et converti le podcast en mp3 ou mp4 (voir le paragraphe « Ajouter le fichier du podcast »). Une fois le fichier audio téléchargé, converti, rechargé dans l’outil de transcription, puis enfin après avoir téléchargé la transcription, il reste nécessaire de la relire, notamment pour s’assurer que les noms de personnes, de lieux ou de sociétés n’ont pas été « écorchés » par la transcription.
Une fois cette opération réalisée, il faut encore assimiler soi-même ce contenu… et le faire « digérer » par son client. C’est là qu’intervient la dimension intellectuelle ou conceptuelle de l’intégration du podcast, car il va falloir concevoir un livrable qui rende compte de la richesse d’un podcast parfois long à traiter, en en extrayant le contenu à réelle valeur ajoutée, et en ayant à l’esprit que le destinataire doit disposer au final d’un contenu traité de façon homogène et de préférence synthétique.
Pourquoi et comment l’utiliser ?
La transcription s’intègre très bien dans un livrable textuel, comme une analyse.
L’extraction de la partie la plus pertinente, aisée à réaliser, contribue ainsi à enrichir le livrable, à le rendre plus intelligible et à lui rendre sa « fonction première » : transmettre intelligence et connaissance.
Ce format permet également, contrairement au format audio, de livrer une veille dans laquelle le destinataire peut effectuer des recherches par mots-clés. Ce qui est une caractéristique souvent requise par les clients.
En revanche, ce moyen nécessite du temps de réalisation et de conception.
Cette étape peut même augmenter le prix du livrable en cas d’achat d’un forfait auprès d’un opérateur de transcription. Prendre le temps de comparer ces outils est alors nécessaire, mais peut s’avérer un bon investissement au regard de l’avantage compétitif qu’il procure.
2. Inclure le lien vers le podcast
Sans doute la voie la plus rapide et la plus simple pour intégrer un podcast dans un livrable textuel… à première vue. Encore faut-il savoir quel lien choisir et où le trouver.
Le premier réflexe serait de partager le lien à partir de sa plateforme d’écoute (Spotify, Apple podcast, etc.), à l’aide de la fonction « partager ». Ce moyen permet au destinataire d’arriver sur le bon épisode en un clic. Mieux vaut toutefois s’assurer que cela ne nécessite pas l’inscription des destinataires. Même si les liens partagés sont généralement publics, comme c’est le cas pour Spotify, cela dépend de la politique de chaque plateforme.
Il est aussi possible de choisir le lien sur le site du podcast, dont l’URL se retrouve également sur les plateformes d’écoute. Encore faut-il que chaque épisode dispose d’un lien, et donc d’une page web.
Si ce n’est pas le cas, il reste la possibilité de trouver le lien d’un épisode sur la plateforme d’hébergement du podcast, comme Soundcloud, Acast, Ausha, Podbean, Buzzsprout ou Art19... L’hébergeur est parfois spécifié sur la plateforme d’écoute (dans la description du podcast) ou sur le site web du podcast (sous forme de logo sur le lecteur du podcast).
Une fois le lien de l’épisode collecté, l’inclure par un simple copié-collé dans votre livrable est un jeu d’enfant. Il apparaît alors sous forme de lien hypertexte, ou même de bouton pour une newsletter, par exemple.
Pourquoi et comment l’utiliser ?
Cette méthode est à privilégier si le livrable est une revue de liens, publiée sur un site web ou sous forme de newsletter.
Toutefois, même si le lien est facile à intégrer, il requiert du destinataire une écoute parfois longue, ainsi qu’un travail de tri des informations. Cette solution n’est donc souhaitable que si l’épisode est court et pertinent de A à Z.
Certaines plateformes comme Spotify permettent de choisir le début d’écoute et de ne partager qu’un « segment » de podcast. Dans la réalité, on ne contrôle que le début de l’écoute, mais pas la fin. Overcast, sur iPhone, permet de son côté d’exporter un extrait inférieur à 1 minute.
Quoiqu’il en soit, ce lien ne permettra pas au destinataire du livrable de retrouver facilement sa source lors d’une recherche ultérieure car le format audio ne se prête pas à la recherche par mots clés, de nature textuelle.
3. Intégrer le lecteur du podcast
Les hébergeurs des podcasts fournissent un code d’intégration (avec le terme « embed », ou avec ce signe < > ).
C’est ce qui permet aux auteurs de proposer l’écoute de leur podcast sur leur propre site internet. Sur la page de l’hébergeur ou sur celle de l’auteur, on le trouve souvent sur le lecteur même ou juste à côté, avec les fonctions de partage.
Pourquoi et comment l’utiliser ?
Cette intégration du lecteur dans le livrable permet au destinataire d’en prendre connaissance sans quitter son environnement.
Toutefois, chaque podcast a son propre hébergeur, et chaque hébergeur a son propre lecteur. Ce qui a non seulement des contraintes au niveau graphique (manque d’homogénéité), mais aussi au niveau des fonctionnalités, que l’on ne contrôle pas. Par exemple, certains lecteurs permettent de rembobiner et de faire une avance rapide, d’autres pas. À ces contraintes s’ajoute celle du poids du lecteur, à prendre en compte dans le livrable.
4. Ajouter le fichier du podcast
Il est enfin possible de télécharger et de convertir un podcast en fichier audio afin de l’inclure en pièce jointe ou dans un dossier sur le Cloud.
Dans ce cas, il est nécessaire d’utiliser un outil de téléchargement et un autre de conversion. Des requêtes outil de téléchargement vidéo ou outil de conversion audio sur un moteur de recherche comme Google suffira à identifier des outils gratuits. Il suffit d’y copier-coller le lien de l’épisode choisi, et l’outil télécharge le fichier audio à l’emplacement de son choix.
Pourquoi et comment l’utiliser ?
Ajouter un fichier permet, après montage, de ne partager que les extraits pertinents, ce qui a le double avantage d’être plus intelligible et moins lourd.
Si le fichier est mis à disposition sur un Drive partagé avec le destinataire de sa veille, il est aussi possible d’ajouter le lien de partage dans le livrable, que ce dernier prenne la forme d’une liste de liens ou d’un texte.
Notre avis :
Quelle que soit la solution choisie, on comprend que les professionnels hésitent encore à intégrer les podcasts dans leur produit de veille. Non seulement le podcast nécessite d’ajouter des étapes de traitement de l’information, mais le résultat n’est pas forcément à la hauteur des attentes, tant que l’export ou le partage d’un extrait ne sera pas rendu plus aisé.
Les outils de transcription, un must-have ?
Qu’il s’agisse de contenus audios ou vidéos, les outils de transcriptions sont essentiels au veilleur. C’est grâce à eux qu’il peut rechercher, analyser ou livrer une information audiovisuelle, car toutes ces tâches requièrent encore de passer par le format textuel. Aujourd’hui, la plupart de ces outils sont disponibles en accès freemium.
Voici un florilège des outils actuels :
- Azure Video Indexer (https://www.videoindexer.ai/) -
Pour en savoir plus lire notre article « Nous avons testé Azure Video Indexer, un outil puissant pour les transcriptions automatiques de videos et podcasts », Bases n°403, mai 2022) ;
- Otter.ai (https://otter.ai/home);
- Express Scribe (https://www.nch.com.au/scribe/);
- Temi (https://www.temi.com/);
- Trint (https://trint.com/);
- FreeSubtitles.ai (https://freesubtitles.ai/);
- Happy Scribe (https://www.happyscribe.com/fr).