Ryan MULHOLAND est Research Librarian à l’Université Wesleyan du Tennessee aux États-Unis. L’article de Ryan a été traduit avec l’aide, pour les tournures idiomatiques, de Mistral et de Claude.
Une « course aux armements de l’IA » sans précédent se déroule à l’échelle mondiale, bouleversant tout sur son passage. En ce début 2025, l’IA continue de dominer les discussions, des campus universitaires aux premières pages des sites d’actualités et d’affaires. Bien sûr, les habituels acteurs américains comme OpenAI et Google sont en première ligne, avec des offres conçues pour répondre à presque tous les besoins d’information des utilisateurs. De son côté, la Chine présente DeepSeek, dont le modèle R1 rivalise avec les meilleures offres américaines, mais à un coût bien inférieur.
Et qu’en est-il de l’Union européenne ? Regardons Mistral AI, un acteur français de premier plan dans le paysage mondial de l’IA.
Jeune expert en sciences de l’information, habitué à utiliser des modèles comme ChatGPT et Perplexity, je n’avais pas encore eu l’occasion de travailler avec Mistral, mais j’étais curieux de découvrir comment ce modèle français se positionnait par rapport à ses concurrents américains.
J’avais entendu parler de Mistral pour la première fois par une collègue en France, qui souhaitait connaître mon avis en tant qu’Américain.
Nous avons amorcé notre étude par des tests de traduction, attirés par l’intérêt particulier que présentent des corpus d’entraînement non exclusivement américains, contrairement aux données majoritairement anglo-saxonnes qui alimentent, selon toute vraisemblance, les modèles d’intelligence artificielle conçus aux États-Unis.
Je souhaitais évaluer la performance de Mistral dans la traduction des langues indo-arabes vers l’anglais après l’intégration des langues arabes et sud-asiatiques avec le modèle SABA. Mon université accueille des étudiants internationaux provenant d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Sud, et propose divers programmes professionnels spécialisés tels que les soins infirmiers, la santé dentaire et l’ergothérapie. L’accès à du contenu académique multilingue peut grandement enrichir les méthodes d’apprentissage. De plus, pour certains étudiants, l’anglais n’étant pas leur langue maternelle, cela constitue une barrière lorsqu’ils tentent de lire et de rédiger des articles académiques.
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