De nombreux articles et contenus de qualité utiles aux professionnels de l’info-doc sont publiés sur le Web au quotidien.
Encore faut-il avoir le temps de suivre ces blogs et sites spécialisés et de lire leurs nombreuses publications…
Nous avons donc sélectionné pour vous nos meilleures lectures de mai et juin.
Au sommaire de ce mois-ci, ce sont deux articles anglophones traitant de l’intelligence économique qui ont attiré notre attention.
Le site d’informations américain Information Management a publié au mois de mai un article sur l’influence du Big Data sur la veille et l’intelligence économique.
L’article s’intéresse notamment aux entreprises qui profitent du lucratif marché des big data et vendent une partie de leurs données, données qui peuvent ensuite être utilisées par des concurrents dans le cadre d’une veille concurrentielle.
Selon une étude citée dans l’article, cette pratique de vente de données serait néanmoins plus développée en Asie qu’en Europe ou même aux Etats-Unis.
Accédez à cette twittliste via notre compte @Flateam
Nous consacrons la twittliste de ce numéro de Netsources au secteur du tourisme, en nous focalisant d’une part sur les informations francophones (France, Belgique, Suisse, Québec) et d’autre part sur les actualités économiques et les grandes tendances de ce secteur.
Nous avons également introduit une petite nouveauté en complétant les listes des comptes Twitter à suivre par certaines pages Scoop-it réalisées par des spécialistes du domaine. Notre objectif est donc de lister des « curateurs » sélectionnant les informations incontournables ou étonnantes dans le domaine du tourisme.
Il n’est pas possible de commencer cette rubrique sans débuter par Google, dont l’actualité est chargée.
Récemment, l’un des porte-paroles de Google a annoncé lors de la conférence SMX Advanced de Seattle (les 2 et 3 juin derniers) que le moteur n’indexait pas toutes les urls rencontrées lors de son exploration. Google aurait ainsi accès à plus de 30 mille milliards d’urls mais n’aurait pas la capacité de stocker un tel volume.
Lors d’une recherche sur le moteur, il faut donc bien garder à l’esprit que Google ne lancera pas la recherche sur l’intégralité du Web mais une partie seulement.
Toujours au niveau de la recherche, le géant du Web vient d’annoncer que dans 10 pays (dont les Etats-Unis et le Japon), le nombre de recherches sur téléphones mobiles dépassait désormais le nombre de recherches sur ordinateurs ou tablettes. La firme ne donne malheureusement aucune indication sur les 8 autres pays.
LITTERATURE GRISE
• Les trésors cachés de la littérature grise
• ARCHIMER : une base de l’IFREMER
• OATAO : les archives ouvertes de Toulouse
• e-LIS : des archives ouvertes pour les sciences de l'information
• GreyLit Report : la littérature grise dans le domaine médical
• OSTI : d'innombrables ressources scientifiques
• RePEc : une initiative collaborative pour la diffusion de la recherche en économie
• Relations internationales et sécurité
• Déjà vu dans Bases
SERVEURS • EBSCOhost : le point d’entrée vers plus de 450 bases multidisciplinaires
WEB INVISIBLE • ConsiliaWeb : une nouvelle base de données pour le Conseil d’État
L'ACTU EN BREF • Actualités des serveurs d’information professionnels et éditeurs scientifiques
AGENDA
• ICIC 2015 à Nice du 19 au 21 octobre 2015
• Autres manifestations
i2D (Information, Données et Documents) est le nouveau nom de Documentaliste-Sciences de l'information, la publication bien connue de l'ADBS.
Dans son premier numéro, on trouve un dossier très intéressant intitulé "Littérature grise : de l'ombre à la lumière".
La plupart des articles font état de nombreuses réflexions, de présentations générales et évoquent divers sites de littérature grise.
Nous avons exploré une sélection d'entre eux qui ont attiré notre attention et que, pour la plupart, nous ne connaissions pas ou peu.
Si l'on reprend l'introduction de Joachim SCHÖPFEL qui a coordonné le dossier d'i2D "La littérature grise, terme générique, désigne les documents produits par l'administration, l'industrie, l'enseignement supérieur et la recherche, les services, les ONG, les associations, etc., qui n'entrent pas dans les circuits habituels d'édition et de distribution. Il s'agit surtout de rapports, travaux non publiés (working papers), thèses, conférences, présentations, mémoires, etc. Imprimés ou en format numérique, ces documents sont souvent difficiles à identifier et à acquérir".
Archimer référence environ 30 000 documents relatifs à l'étude des mers et des océans (pêche, aquaculture, écologie marine, océanographie, géologie marine, biologie marine).
La moitié des documents correspondant à ces références est accessible à tous et l'autre moitié est réservée au personnel de l'IFREMER mais on peut en demander l'accès au moyen d’un formulaire sur lequel on doit indiquer notamment la raison de l'intérêt pour le document.
A titre d'exemple, le terme crevette génère 1 629 documents et éolienne 159 documents.
OATAO (Open Archive Toulouse Archive Ouverte) s'inscrit dans le cadre du Pôle de Recherche et d'enseignement Supérieur "Université de Toulouse".
Pour l'instant l'INPT (Institut National Polytechnique de Toulouse), l'ENVT (Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse), l'ISAE (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace) et l'ENFA (Ecole Nationale de Formateur Agronomique) participent au projet.
Cette archive contient près de 10 000 documents depuis 2008, dont environ la moitié d'articles, un quart de thèses et un quart de conférences.
On est impressionné par le nombre de téléchargements de certains documents.
C'est ainsi que la thèse de 2005 "Le fromage de chèvre, spécificités technologiques et économiques" a été téléchargée plus de 28 000 fois !
On notera que les documents les plus consultés sont essentiellement dans les domaines vétérinaires et agronomiques.
Créé en 2003, e-LIS est un réservoir international de documents concernant les bibliothèques et les sciences de l'information.
Il annonce être le plus important en volume dans le domaine.
Les documents peuvent être dans 22 langues, on en trouve ainsi 195 en français (seulement), mais 6 756 en espagnol, 4 915 en anglais, 1 360 en italien, 1 082 en allemand et …1 en serbo-croate.
On est impressionné par le nombre de téléchargements de certains documents.
C'est ainsi que la thèse de 2005 "Le fromage de chèvre, spécificités technologiques et économiques" a été téléchargée plus de 28 000 fois !
On notera que les documents les plus consultés sont essentiellement dans les domaines vétérinaires et agronomiques.
Le GreyLit Report offre la publication bimensuelle "Grey literature report in public health".
Cette publication est réalisée par the New York Academy of Medicine et recense la littérature grise dans le domaine médical. On peut s'abonner à cette publication et également chercher dans les archives.
Les références obtenues sont assez détaillées et on dispose d'un lien vers le document.
D'après l'article de Danielle ALOA, bibliothécaire spécialisée à l'Académie de Médecine de New York, publié dans I2D n°1 (Mars 2015), 2 000 personnes sont abonnées à ce service gratuit.
Curieusement on ne trouve pratiquement aucune référence à GreyLit Report dans les banques de données, en tout cas aucune dans celles que nous avons interrogées.
La seule mention que nous ayons trouvée est celle de l'article d'ID2 à l'origine de cet article, dans Cairn.
Mais le présent article sera prochainement référencé dans différentes banques de données. On trouvera donc au moins une mention de GreyLit Report
OSTI est l’acronyme de « Office of Scientific and Technical Information » de l’US Department of Energy
Ce site est une porte d’entrée vers les différentes ressources offertes par le DOE dont voici une sélection :
- SciTech Connect regroupe les contenus de deux des collections les plus connues du DOE à savoir DOE Information Bridge et Energy and Citation Database.
Ce service contient plus de 65 ans d’information scientifique et technique issue du DOE et des agences qui l’ont précédé.
On trouve plus de 2,7 millions de citations dont 1,5 million citations d’ articles de revues ainsi que plus de 400 000 rapports d’études financées par le DOE :
C’est en fait une passerelle vers 35 000 sites Web, plus de 50 banques de données et 3 100 sociétés savantes.
