Nous avons cette année pu nous rendre au salon Internet Librarian International qui avait lieu à Londres les 16 et 17 octobre derniers et qui fêtait cette année ses 20 ans. Cette conférence de deux jours précédée d’une journée de Workshops se définit comme « The library innovation conference » et vise tous les professionnels de l’information dans leur ensemble qu’ils travaillent dans des bibliothèques publiques, universitaires ou des centres de documentation ou services de veille publics ou d’entreprise.
Pour beaucoup de professionnels qui avaient l’habitude de se rendre au salon Online et dont la dernière édition date de 2013, ce salon est devenu le rendez-vous incontournable de la profession, du moins en Europe. Nous avons ainsi pu y croiser des professionnels du monde entier, des anglais et américains surtout mais également de nombreux représentants des pays du nord de l’Europe et quelques personnes venues d’Asie.
Anne-Marie Libmann, directrice opérationnelle de FLA Consultants, et précédemment co-présidente de l'ADBS, a lu le nouveau livre de Jean-Philippe Accart, écrit en collaboration avec Clotilde Vaissaire-Agard : « Bibliothécaires, documentalistes, tous entrepreneurs ?
Comment un professionnel de l’information, héritier de décennies de croyances dans le bien-fondé intrinsèque de la pratique documentaire, peut-il se construire une nouvelle carrière, voire se reconstruire après le passage de Google et la fragilisation des métiers de « l’info-doc »?
Comment, sur ce terrain déconstruit par Internet et une information devenue (très) globalement accessible, développer un nouveau modèle, de nouvelles pratiques, un nouveau système de croyances et, osons le terme, un « business » ?
Depuis le début de l’année 2018, de nouveaux acteurs sont apparus sur le marché des moteurs de recherche d’articles scientifiques gratuits.
Qui sont-ils ? Comment se différencient-ils de Google Scholar ? Et quelle peut-être leur valeur ajoutée dans un contexte de veille scientifique ou de recherche d’information bibliographique et de revue de littérature ?
C’est à toutes ces questions que nous avons répondues dans le dernier numéro de BASES n°361 : « Recherche d’information académique : enfin une comparaison concrète entre gratuit et payant ». Dans ce post nous vous présentons deux des multiples acteurs analysés dans l'article de BASES.
Lire aussi :
Du nouveau du côté des moteurs académiques
Google Scholar : ami ou ennemi des outils professionnels ?
Retrouver légalement les versions gratuites des articles scientifiques
Depuis plus d’un an maintenant, l’intelligence artificielle (IA) est au cœur de l’actualité et des discussions professionnelles. Mais s’il est beaucoup question d’IA et de machine learning, appliqués aux moteurs de recherche grand public, aux outils de traduction ou encore aux outils de veille, elle se fait plus discrète pour tout ce qui a trait à l’information scientifique et technique et les brevets. Et pourtant, elle y est bien présente et mérite qu’on s’y intéresse.
Lors de la dernière réunion annuelle du CFIB, le Club Francophone de l’Information Brevet, elle a d’ailleurs été au centre des discussions. L’une des présentations consacrée à l’intelligence artificielle et la propriété intellectuelle a ensuite fait l’objet d’un article très intéressant dans la lettre du CFIB.
Pas toujours facile de suivre toutes les évolutions de Google quand on sait par exemple qu’il modifie son algorithme plus de 1 600 fois par an. Heureusement, toutes ces modifications ne revêtent pas la même importance et toutes n’ont pas d’impact sur la recherche d’information professionnelle.
Toujours est-il qu’en ce mois de septembre, les nouveautés sont nombreuses et méritent d’être signalées.
On commencera donc par le lancement d’un nouveau moteur dédié aux données publiques appelé « Google Dataset Search » accessible à l’adresse suivante : https://toolbox.google.com/datasetsearch.
La recherche d’articles de presse est un exercice classique pour les professionnels de l’information.
Pour autant, s’il existe de multiples outils et méthodes pour retrouver en ligne le contenu textuel d’articles parus dans des revues et journaux papier, cela s’avère nettement plus compliqué lorsque l’on souhaite retrouver les articles avec leur mise en page originale.
Malgré de nombreuses controverses et une stratégie à long-terme qui semble toujours s’éloigner un peu plus des problématiques et besoins des professionnels de l’information, Google est aujourd’hui encore le moteur de recherche Web le plus utilisé par la profession.
Cela s’explique par une raison très simple : malgré ses nombreux défauts, il propose des fonctionnalités de recherche plus avancées et fournit de meilleurs résultats que ses concurrents dans un contexte de recherche d’information et de veille professionnelle.
Meilleur, certes, mais tous les internautes accèdent-ils vraiment aux mêmes résultats ?
On se rappellera tout de même que Google nous vantait les mérites de la « recherche personnalisée » il y a encore quelques années.
Lire aussi :
Qwant peut-il devenir le moteur par défaut des professionnels de l’information ?
Il y a quelques mois, Eric Léandri, PDG de Qwant avait annoncé que 2018 serait une année déterminante pour le moteur français qui mise sur le respect de la vie privée. Au regard des dernières actualités, cela semble plutôt bien parti...
Le ministère des Armées, la ville d’Issy-les-Moulineaux, la région Ile-de-France, la région Normandie, France Télévision ou encore l’Assemblée Nationale ont récemment annoncé qu’ils allaient ou avaient déjà adopté le moteur de recherche Qwant « par défaut ».
Lire aussi :
Google et la « recherche personnalisée » : quel impact pour les professionnels de l’information ?
