Pour étayer notre propos, nous avons décidé d’effectuer une première vérification simple en nous rendant sur LinkedIn afin de vérifier si seuls les professionnels de l’information mentionnaient des serveurs et bases de données dans leur profil.
On peut en effet considérer que si une personne y indique des noms d’outils, elle les maîtrise un minimum et leur accorde une certaine importance ou du moins les considère comme une valeur ajoutée à son profil.
Tout commence par l’éducation
Les différents éléments que nous avons recueillis lors de notre enquête nous ont conduit à nous interroger sur la formation et la sensibilisation des élèves dès leur plus jeune âge.
N’y a t-il pas une véritable politique de sensibilisation à la question de l’information structurée et à la recherche d’information dès le collège ou lycée ? Ce qui expliquerait alors qu’en arrivant sur le marché du travail, ces jeunes professionnels maîtrisent les rudiments de la recherche d’information et ont conscience de l’existence de ces ressources.
Après avoir abordé la question de la formation, nous avons choisi d’explorer le monde professionnel pour mieux comprendre les évolutions majeures s’étant opérées au cours des dernières années autour de la question des bases de données professionnelles.
Pour cela, nous avons interrogé les éditeurs et producteurs de bases de données, les professionnels de l’information via un sondage en ligne, et enfin recueilli les témoignages de plusieurs managers aux seins de services d’information.
Nous avons donné la parole à plusieurs professionnels de l’information afin de recueillir leurs témoignages quant à l’évolution de leur métier notamment pour tout ce qui a trait aux bases de données professionnelles.
Ces professionnels sont :
Carole Guelfucci, responsable du service documentation du cabinet d'avocats Darrois Villey Maillot Brochier et auteur du blog Sérendipidoc
Frédéric Riondet, responsable de la documentation centrale, Hospices civils de Lyon ;
Anne-Marie Libmann, directrice des opérations chez FLA Consultants.
La seule période de ma carrière où seul le documentaliste était en mesure d’utiliser les bases de données correspond à la période où ces dernières étaient accessibles uniquement sur minitel, puis sur bases de données client-serveur avec un langage d’interrogation spécifique, puis sur CD-ROM avec des postes de consultation uniquement en bibliothèque.
A travers la question des bases de données se pose en réalité une question plus large quant à l’avenir du professionnel de l’information par rapport aux opérationnels, qui disposent eux d’une expertise avérée des sujets-clés de l’entreprise ou de l’organisation.
Si nous replaçons cela dans un contexte historique, nous pouvons dire qu’avant l’arrivée d’Internet, le documentaliste ou le bibliothécaire représentait le point d’accès à l’information. L’arrivée d’Internet et des moteurs de recherche et notamment de Google en 1998 a complètement bouleversé le paysage et le rôle des professionnels de l’information. Tout le monde ou presque s’est mis à rechercher de l’information par soi-même.
Le mouvement de l’Open Data (ouverture et mise à disposition des données) concerne principalement les données dites « publiques », c’est à dire produites par des organismes publics ou affiliés (ministères, collectivités locales, état, organismes publics comme l’assurance maladie, Pôle Emploi, l’INSEE, entreprises publiques etc.) mais l’Open Data dans le secteur privé commence également à se développer.
L’ouverture des données en France mais également dans le reste du monde représente donc une véritable opportunité pour les personnes confrontées à des problématiques de veille et de recherches d’information.
Les plateformes/portails Open Data permettent en effet d’accéder gratuitement à une multitude de données brutes, certes, mais vérifiées, relatives à des secteurs comme le transport, l’urbanisme, l’économie, la culture, la santé, etc.
Avant le mouvement de l’Open Data, apparu il y a quelques années maintenant, on rappellera que ces données étaient souvent difficilement accessibles même pour des professionnels experts de la recherche.
On a le choix entre :
Acheter des contenus sous licence (par exemple des photos de stocks : Fotolia, 123Ref, etc…)
Recourir au tout gratuit en se limitant aux contenus sous licence Creative Commons.
LinkedIn est principalement connu pour être le réseau social professionnel leader du marché
Pour la recherche d’informations et la veille, on se tourne en priorité vers lui pour rechercher des profils pour un poste, ou pour obtenir des informations sur une personne.
On peut s’abonner à des groupes thématiques pour suivre les discussions sur différents sujets et bénéficier des articles/ressources partagés par les membres. Depuis quelques années néanmoins, on constate que les groupes se transforment de plus en plus en espaces publicitaires où les membres et entreprises communiquent sur leur propre actualité, ce qui a moins de valeur ajoutée a priori.
Nous apprenions il y a quelques jours dans un communiqué de presse de l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER) que les adresses internet avec une extension
.radioallaient être mises sur le marché en 2017.
Cela va se faire selon plusieurs vagues successives.
Le but : fédérer la communauté des 65 000 radios hertziennes et des 60.000 webradios dans le monde. A noter qu'une radio devra débourser 200 euros pour acquérir cette extension.
En février et mars 2017, l’UER va sélectionner 80 radios dans le monde parmi celles ayant fait une demande et leur attribuer une extension .radio. Ce n’est qu’en mai et juin que les autres radios pourront à leur tour postuler.
Ce document fait la liste des 100 articles issus de la presse scientifique qui ont suscité le plus d'attention et de discussion sur les sites d'actualités, Facebook, Twitter, blogs, etc.
Celui qui vient en tête est l'article de Barack Obama sur la réforme de la santé dans la publication médicale JAMA. Le suivant est un article qui fait apparaître que les erreurs médicales sont la troisième cause de mortalité aux Etats Unis. Le troisième, qui n'a rien à voir avec les deux précédents, relate la collision de deux trous noirs.
Les Américains sont les auteurs les plus représentés, ils sont 75, suivis par les Anglais avec 33 contributeurs.
Les sciences médicales représentent près de la moitié des sujets traités (49 sur 100), le virus Zika en faisant, bien sûr, partie.
Viennent ensuite la biologie, les sciences humaines, les sciences physiques et l'environnement.
Auteur : François Libmann, Directeur de publication
