Une citation est, dans un document donné, une référence à un autre document antérieur, traitant en général d’un sujet connexe. Les citations sont bien connues dans le domaine des articles scientifiques où leur nombre est souvent utilisé pour évaluer la qualité d’une publication.
Le développement du mouvement de la science ouverte (open access mais aussi open citations) donne un coup de projecteur aux citations et références, ainsi qu’à leur rôle dans le processus de recherche d’informations et de veille.
De nombreux outils s’emparent de ces données, désormais accessibles librement, pour proposer des fonctionnalités de recherche spécifiques et on voit également l’apparition de nombreux petits outils, souvent gratuits, qui se donnent pour mission d’explorer les réseaux de citations, offrant une autre manière de rechercher des documents pertinents et/ou d’identifier des experts.
On trouve aussi les citations dans les brevets. Et même si elles sont librement accessibles depuis longtemps, la recherche par les citations reste un champ trop peu exploré lors d’une recherche brevets.
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La recherche de citations et de références boostée par l’IA et les « open citations »
2023 sera-t-elle l’année où l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) se démocratise au sein de l’activité de veille ? En attendant de le confirmer, notre sélection dans l’actualité de la veille montre que l’IA s’intègre, doucement mais sûrement, dans nos outils quotidiens. Florilège.
L’outil de traduction automatique DeepL Translator, devenu incontournable pour les professionnels de l’information, étend son champ de compétences à la réécriture. Auréolé de son nouveau statut de Licorne, DeepL vient de sortir la version bêta de DeepL Write, un outil de rédaction par une Intelligence artificielle.
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C’est une question qui revient régulièrement : retrouver la trace d’une personne décédée aux siècles précédents dans le but d’identifier dans quel cimetière elle a été enterrée, retrouver des informations pour comprendre les raisons de son décès, garder une trace d’un fait divers pour l’inclure et illustrer un dossier documentaire ou une biographie, etc.
Toutes ces demandes ont un point commun : elles nécessitent d’entrer dans le monde des archives et dans l’idéal même le monde des archives en ligne, ce qui évite de se déplacer.
On sort alors complètement des sources que l’on peut avoir l’habitude d’interroger sur le Web et ce type de requête demande une démarche spécifique.
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Le Web regorge de veilles thématiques, nouveaux médias ou encore sites et bases de données spécialisées qui sont de véritables pépites mais ont peu de visibilité sur les moteurs et notamment Google. Chaque mois, nous mettons en valeur des ressources que nous avons identifiées et sélectionnées et qui pourront avoir toute leur place dans un sourcing et corpus de veille.
Ce mois-ci, nous avons identifié et sélectionné 3 nouveaux médias français :
La datavisualisation, comme toutes les technologies, transforme les outils, les processus et l’organisation des entreprises. Elle amène à repenser les méthodes et les modes de communication, et le domaine de la veille n’y échappe pas.
Dans la première partie de notre dossier consacré à la dataviz, nous avons exploré comment la représentation visuelle des données pouvait trouver sa place à chaque étape de la veille. Elle apporte une aide puissante à l’expression initiale des besoins, à la construction des différentes briques du dispositif, et à la conception des livrables de veille.
Elle offre ainsi des possibilités de représentation, d’analyse et de synthèse des informations où le veilleur peut exercer sa créativité, et développer de nouvelles interactions avec ses clients et le top management.
Enfin, en permettant une meilleure compréhension des données et une identification des tendances et modèles sous-jacents qui auraient été peut-être plus difficiles à voir à l’œil nu, la datavisualisation contribue à une prise de décision plus éclairée pour l’entreprise.
De la théorie à la pratique, n’est-ce qu’un simple pas à franchir ?
La datavisualisation a un rôle à jouer à toutes les étapes de la veille comme nous avons pu le voir dans le précédent numéro de NETSOURCES. Cela commence dès les premières étapes de la veille avec la définition précise d’un sujet ainsi que le choix des mots-clés et du champ lexical à utiliser pour créer de futures alertes.
Dans cet article résolument pratique, nous avons voulu montrer comment la représentation de données pouvait apporter une aide précieuse dès cette première étape de formalisation du besoin et surtout comment s’y prendre concrètement, avec quelles méthodes et quels outils.
Pour nous aider à déterminer les angles de la veille, les thèmes à surveiller et les termes à mettre sous surveillance, nous avons choisi d’analyser un gros volume d’articles de presse sur le sujet, car même si ChatGPT est apparu récemment dans les médias, le volume d’articles consacré à cette IA est considérable et donc peu assimilable humainement.
La dataviz a un rôle important à jouer dans la réalisation des livrables en permettant notamment de représenter visuellement des informations et des analyses qui auraient pu avoir beaucoup moins d’impact si elles avaient été uniquement restituées sous forme de texte.
Mais utiliser la dataviz dans ses livrables, ce n’est pas appuyer sur un bouton pour récupérer en un clic toute une série de représentations graphiques adaptées à ses problématiques. Ce serait trop beau. C’est en réalité beaucoup plus complexe et fastidieux et nous en avons fait l’expérience à partir d’un exemple concret.
La dataviz semble désormais être partout dans notre monde de l’information professionnelle, dans les demandes des clients et… dans les plateformes de veille.
Cette irruption du quantitatif, de l’analytique et du visuel dans des masses d’information documentaire longtemps sous-exploitées est à notre sens extrêmement positive, tant l’extraction et l’interprétation des données, rendue possible par la dataviz, donnent du sens à celles-ci et valorisent le travail de collecte et capitalisation des professionnels de l’information et de la veille.
Mais attention, utiliser la cartographie dans le but d’embellir une présentation ou, pire, en faire un argument de vente à une direction d’entreprise en promettant de générer «automatiquement» du sens via des graphes et représentations diverses, est en soi une aberration trop souvent observée… La dataviz comme pensée «automatisée», voire magique, est un facteur de risque, de contresens et confusion.
Cette nouvelle rubrique « FICHE SYNTHETIQUE » se propose d’aider à comprendre en un clin d’œil les informations clés de chaque numéro de NETSOURCES. La datavisualisation faisant l’objet d’un numéro double, vous trouverez ici un rappel du précédent numéro. Cette rubrique sera également déclinée en version pédagogique « pas à pas » et commentée dans nos fiches pédagogiques « Les essentiels de la veille». Bonne lecture !
Depuis l’avènement de Chat GPT, quelques outils gratuits permettent désormais de détecter si un contenu a été écrit avec la fameuse IA. Un contre pouvoir bienvenu qui permet d’encadrer les pratiques.
Le détecteur le plus performant à ce jour est ChatGPT Detector, créé par une entreprise franco-canadienne, Draft & Goal. Il est (de loin !) le plus fiable pour du contenu en français et en anglais. L’entreprise annonce un taux de réussite de 93 % sur plus de 2000 tests effectués et notre expérience le confirme (à titre de comparaison, l’outil de détection d’OpenAI, AI Text Classifier, n’est fiable, de leur propre aveu, qu’à 26 %).
Le fonctionnement de ChatGPT Detector est extrêmement simple : on accède à cet outil sans inscription, puis on y copie-colle le texte que l’on souhaite analyser. L’outil livre son résultat sous forme de pourcentage de 0 à 100 % de probabilité que le document ait été produit via une intelligence artificielle.
En outre, chaque itération permet d’améliorer l’intelligence de l’outil face à un document.