Quand LinkedIn a vu le jour en 2003, il se positionnait avant tout comme une vitrine de CV, un réseau social professionnel à destination d’utilisateurs individuels qui souhaitaient mettre en valeur leurs profils et communiquer avec leurs pairs. Un Facebook des professionnels (essentiellement des cadres) en quelque sorte.
Si cet usage subsiste, il n’est plus au cœur du positionnement stratégique de LinkedIn.
Alors que la majorité de ses concurrents directs comme Viadeo ou encore Xing sont progressivement tombés dans l’oubli, LinkedIn, lui, a réussi à tirer son épingle du jeu en monétisant ses contenus et en développant considérablement ses services, notamment auprès des entreprises. Son rachat par Microsoft en 2016 est d’ailleurs venu renforcer cet ancrage auprès des entreprises avec notamment une meilleure intégration des produits du géant américain.
Pour développer ces nouveaux services, LinkedIn a ajouté, au gré des années et des rachats de diverses startups, de nouveaux types de contenus (billets de blogs, événements, contenus de formation, etc.). Et les utilisateurs - entreprises comme utilisateurs individuels - se sont emparés de ces nouvelles fonctionnalités pour créer de plus en plus de contenus au sein de la plateforme. En juin dernier, LinkedIn indiquait d’ailleurs que la création de contenus internes avait augmenté de 60% en 1 an.
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Dans cet article, nous avons choisi d’analyser les évolutions stratégiques de LinkedIn et la diversification des contenus qui en résulte pour :
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LinkedIn ne manque pas de contenus pour la recherche d’information professionnelle, et pourtant, rechercher sur ces contenus est un programme ambitieux tant le géant américain ne nous simplifie pas la tâche.
Même si, en apparence, LinkedIn a amélioré sa recherche et ses fonctionnalités au fil des années, on comprend vite qu’il y a un décalage important entre le discours officiel de LinkedIn et la réalité du terrain.
On se heurte vite à deux problèmes : un algorithme de classement opaque d’une part et des fonctionnalités de recherche limitées et instables d’autre part.
Pour comprendre comment rechercher, intéressons nous tout d‘abord à l’algorithme de classement de résultats du moteur de recherche de LinkedIn.
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Si la recherche d’information sur LinkedIn est un challenge, faire de la veille sur le réseau social se situe un cran encore au-dessus.
LinkedIn a depuis des années une politique extrêmement restrictive à l’égard des outils externes et proscrit tout scraping / extraction de ses données. C’est une des raisons pour laquelle, aucun outil ou plateforme de veille jusqu’à maintenant n’a été en mesure de surveiller correctement LinkedIn, mais il se pourrait bien que les choses évoluent.
On peut également essayer de faire de la veille directement au sein de l’interface de LinkedIn mais, là encore, LinkedIn ne nous simplifie pas la tâche.
Jusqu’à il y a peu, utiliser une plateforme de veille ou même un lecteur RSS pour faire de la veille sur LinkedIn était impensable, tant les règles de LinkedIn étaient restrictives.
Mais certains signaux laissent à penser que LinkedIn pourrait revoir sa politique d’accès et devenir un peu moins intransigeant.
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La banque de données Inspec spécialisée dans les domaines de l’ingénierie, la physique et l’informatique est un des classiques historiques des grandes banques de données bibliographiques avec abstracts recensant la littérature de leur domaine.
Dans cet article, nous revenons sur la place et l’intérêt d’Inspec dans un contexte de recherche et de veille scientifique et technique. Dans un second temps, nous analysons les différences entre la base Inspec et un de ses concurrents, l’IEEE Xplore digital library.
Cette banque de données a été lancée en 1969 par « The Institution of Engineering and Technology » qui est issu de la Society of Telegraph Engineers en 1871. Elle est produite aujourd’hui par l’ lET (The Institution of Engineering and Technology) qui est une institution anglaise dont la vocation est de « travailler à la construction d’un monde meilleur » (« working to engineer a better world »).
Inspec, comme les autres bases bibliographiques historiques, propose une grande antériorité en remontant jusqu’à la fin du 19e siècle (1898 pour Inspec), période à laquelle ont commencé à être publiées des revues scientifiques et des revues d’abstracts qui, bien plus tard, ont été numérisées et intégrées aux banques de données, ce qui explique leur grande antériorité actuelle.
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PROFESSIONNEL DE L’INFORMATION • Le casse-tête du ROI, critère de premier plan pour valoriser les services d’information
CAS PRATIQUE • Google Keen et Google Discover : les nouveaux Google Alertes ?
BASE DE DONNEES • La nouvelle interface de Delphes : une base de données de presse économique atypique
Les récentes conférences (1) de Computers in Libraries/ Internet Librarian Connect, de SCIP (Strategic & Competitive Intelligence Professionals), ainsi qu’un livre blanc de la consultante américaine Mary Ellen Bates sur le ROI appliqué au contenu digital, produit en partenariat avec l’agrégateur de presse Factiva, nous ont permis de faire le point sur les recherches traitant du sujet éminemment stratégique de la valorisation au sein d’une entreprise des services d’information - de la veille à l’intelligence économique en passant par la documentation.
(1) on retrouvera toutes les références en fin d'article.
La notion de «retour sur investissement» - le fameux ROI - est une notion traditionnellement réservée au monde de la gestion financière et comptable, qui utilise ce ratio pour mesurer le retour attendu d’un investissement matériel ou d’un projet consommateur de ressources matérielles.
Certes, beaucoup de ces raisonnements, doux à l’oreille des contrôleurs de gestion, étaient dans le fond assez simplistes. Ils l'étaient en partie par facilité, et aussi, à la décharge de leurs promoteurs, du fait de leur positionnement extérieur à l’organisation, qui les tenait loin de la complexité réelle des choses… A leur décharge aussi, la tendance naturelle d’un nouvel outil qui est de mettre en avant le gain financier justifiant un nouvel investissement financier.
On retrouve encore aujourd’hui cette vision purement quantitative et centrée sur l’économie de personnel dans les discours de certains (heureusement de moins en moins nombreux) vendeurs d’outils ou de plateformes de veille.
L’émergence de la notion de ROI dans le domaine des services d’information remonte à un peu plus d’une vingtaine d’années, même s’il est difficile de la dater précisément. Il est assez probable que la mobilisation de cette notion par les professionnels (documentalistes, veilleurs, analystes) pour démontrer la valeur et l’apport de leurs services soit consécutive à l’élimination ou la réduction drastique des gros centres de documentation et de veille dans les années 90, touchant aussi bien les entreprises privées que publiques. On a alors pris conscience qu’il ne suffisait plus de bien remplir ses missions, mais qu’il fallait aussi montrer et démontrer l’utilité de la prestation informationnelle.
Cette notion de ROI est effectivement stratégique pour une activité informationnelle qui engage beaucoup de forces, d’énergie, et d’investissement relationnel de la part des services concernés vers la communauté des clients, et dont la position reste malgré tout toujours fragile et l’existence toujours susceptible d’être remise en question à la première restructuration.
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On ne présente plus Google Alertes, ce service d’alertes de Google lancé en 2004 qui permet de surveiller les nouveaux résultats apparaissant sur le moteur pour une requête donnée.
Longtemps indispensable pour la veille, Google Alertes a perdu de sa splendeur depuis quelques années : baisse du nombre de résultats et de la qualité des alertes, absence d’intérêt et d’investissement de Google pour cet outil historique et, plus récemment, problèmes récurrents de spams et de malwares qui viennent parasiter les résultats des alertes.
Bref, on ne serait pas surpris si Google décidait de fermer son service au cours des prochaines années comme il l’a fait avec tant d’autres services utiles aux professionnels de la veille.
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Les réseaux sociaux atypiques : une opportunité pour le veilleur ?
Pour autant, Google ne semble pas avoir abandonné l’idée de pousser de l’information, qui plus est « personnalisée » vers l’utilisateur mais en le gardant prisonnier de l’univers Google comme en témoignent le développement de Google Discover, l’interface personnalisée de Google pour mobile et le lancement de Keen, une plateforme de curation made in Google.
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Au terme de deux ans de développement, et en dépit de la situation sanitaire, Indexpresse dévoile sa nouvelle interface pour Delphes. L’ancienne version n’a pas disparu et les deux URL coexistent pour un certain temps encore, afin d’effectuer la transition. L’équipe de BASES et NETSOURCES a eu l’opportunité de découvrir cet outil atypique avec Anne BOCQUENTIN, dirigeante de la société éditrice de la plateforme : Indexpresse.
Il s’agit d’une base de données économique qui couvre la vie des entreprises, des secteurs et des marchés, à travers la presse bien sûr (presse nationale, économique, régionale et professionnelle), mais également des études de marché. Le paysage médiatique couvert est exclusivement français et les problématiques prises en compte sont très axées sur la France et l’Europe de façon plus globale.
Ainsi, les articles sont lus et catégorisés par l’intelligence humaine, plutôt qu’automatiquement par une machine. De fait, Delphes n’est ni vraiment un outil de veille, ni un agrégateur de presse classique, mais bien un outil de documentation issu de la meilleure tradition documentaliste. Son public est constitué surtout des documentalistes et étudiants au sein des universités, et de professionnels de l’information en institutions ou entreprises privées.
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TENDANCES
• La formation au cœur de la relation entre le professionnel de l’information et son public
SERVEURS
• Dialog : une nouvelle base sur les conférences
PROPRIETE INTELECTUELLE
• L’OMPI lance une banque de données sur les jugements concernant la propriété intellectuelle
CAS PRATIQUE
• Les bases de données et moteurs dédiés aux startups ont-ils une valeur ajoutée pour la veille et la recherche d’information
La relation entre le professionnel de l’information et ses usagers ou clients internes évolue en permanence. Pendant longtemps, le professionnel de l’information a été le fournisseur exclusif de l’information au sein de l’entreprise et le gardien des outils de recherche professionnels. Mais les temps ont changé avec l’arrivée d’internet et des moteurs de recherche comme Google, qui ont rendu la recherche d’information accessible à chacun, du moins en apparence.
Face à ce bouleversement, qui a redistribué les rôles entre professionnels de l’information et utilisateurs de plus en plus autonomes, les premiers ont dû et su, pour beaucoup, évoluer vers un rôle de médiateur mais aussi de «formateur en littéracie numérique» auprès de leurs publics et clients. Il s’agit en effet de renforcer encore l’autonomie de ces utilisateurs du Web en matière de veille et recherche d’information et de les aider à développer des usages plus experts afin d’assurer déjà une première réponse à leurs besoins d’information stratégique.
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Peut-on innover sur les opérateurs de recherche en s’inspirant du SEO, de l’OSINT… et des hackers ?
Former leur public interne à la recherche d’information, aux ressources disponibles et à la meilleure façon de les utiliser et de les interroger, est aujourd’hui un enjeu stratégique pour les entreprises. Si du côté de l’utilisateur final, le but est d’être plus performant dans sa recherche d’information, du côté des professionnels de l’information, cela leur permet de se consacrer aux demandes les plus complexes et de dégager du temps pour d’autres tâches à valeur ajoutée.
Savoir rechercher de l’information n’a rien d’inné et s’apprend, notamment auprès des experts de cette discipline, les professionnels de l’information. A condition bien sûr que ceux-ci restent des experts en se formant et s’informant en permanence sur ces sujets.
De la même manière que la recherche d’information s’apprend, former autrui nécessite des compétences et une connaissance précise des modalités et tendances actuelles de la formation. «Être formé pour former» tel est l’enjeu de notre article.
Dans cet article, nous nous sommes donc intéressés aux grandes tendances de la formation professionnelle pour comprendre quelles sont aujourd’hui les différentes modalités possibles et outils sur le marché et nous présenterons ensuite plusieurs retours d’expérience de professionnels de l’information en matière de formation, évoqués lors des différentes conférences et événements virtuels auxquels nous avons assisté.
Comme nous l’avions expliqué dans le précédent numéro de BASES (n°385 - octobre 2020), en cette année qui ne ressemble à aucune autre, de nombreuses conférences et journée d’études riches en informations et qui permettent d’avoir un état des lieux précis à un instant t sur le monde de l’information, se sont digitalisées.
Nous avons assisté pour vous à plusieurs événements intéressants pour la veille et la recherche d’information (pour certains en présentiel mais en distanciel et en replay pour d’autres) comme :
Nous avons fait le choix de publier plusieurs articles dans BASES sur les thèmes-clés abordés lors de ces différents événements.
Nous aborderons notamment la question :
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