Dans le secteur de la recherche, il est en ce moment beaucoup question des « revues prédatrices », en l’occurrence des revues pseudo-scientifiques dont le but principal est l’enrichissement plutôt que l’avancement de la recherche.
Les chercheurs sont généralement sollicités par email par ces revues et invités à soumettre des articles. Elles fonctionnent sur le modèle du libre accès où les auteurs payent pour que leurs articles soient publiés. Mais dans le cas des revues prédatrices, n’importe quel article est accepté et publié, les comités éditoriaux étant souvent composés de membres fictifs ou de chercheurs dont les noms ont été inscrits sans leur accord.
Jeffrey Beall, un bibliothécaire de l’Université du Colorado à Denver avait mis en ligne une liste des revues prédatrices pour aider les chercheurs à ne pas se faire piéger, liste qui a malheureusement été retirée en janvier dernier suite aux nombreuses pressions qu’il a reçues.
Le blog Rédaction Médicale et scientifique propose deux alternatives :
ResearchGate est l’un des principaux réseaux sociaux pour les chercheurs, créé en 2008. Bon nombre de chercheurs y chargent leurs articles, ceux-ci étant donc accessibles à tous les autres membres du réseau social. Cependant, une récente étude intitulée « Copyright compliance and infringement in ResearchGate full-text journal articles » et publiée dans la revue Scientometrics tend à montrer que 51% des articles déposés sur ResearchGate enfreignent les règles du copyright.
On apprenait justement il y a quelques jours que des éditeurs regroupés au sein de l’Association of Scientific Technical & Medical Publishers (STM), parmi lesquels Elsevier, ont proposé un accord à ResearchGate pour limiter le nombre d’articles enfreignant les règles du copyright. Les utilisateurs seraient toujours en mesure de charger des articles scientifiques sur la plateforme mais un algorithme en arrière-plan déterminerait si l’article peut être publié de manière publique ou bien uniquement de manière privée. L’accès serait alors restreint aux co-auteurs ainsi que d’autres private research groups. STM estime que le système pourrait être mis en place d’ici 30 à 60 jours.
ResearchGate n’a pour le moment pas réagi...
Dans le secteur des médias, on notera le lancement récent d’une plateforme de datajournalisme sur l’Europe appelée European Data News Hub (EDNH). L’Agence France Presse (AFP), l’agence italienne ANSA et la Deutsche Presse-Agentur (DPA) sont à l’origine du projet et la plateforme publie des textes en cinq langues (anglais, allemand, français, espagnol et italien), des infographies, des vidéos et des photographies.
Il est toujours intéressant de comprendre et d’analyser le comportement des internautes lors d’une recherche Web. Une récente étude menée par Internet Marketing Ninjas conclut que jusqu’à 30% des résultats présents sur les première et deuxième pages de résultats de Google ne sont jamais cliqués par les internautes.
Dans cette même étude, on apprend également que le taux moyen de clics pour le premier résultat est autour de 21%, le deuxième autour de 10%, le troisième autour de 7.5 % et ce pourcentage ne cesse de baisser pour atteindre 3% au huitième résultat.
La recherche vocale est à la mode et nous vous en parlions dans le dernier numéro. Google vient d’ajouter 30 nouvelles langues à son moteur de recherche vocal pour arriver à 119 langues, rendant ainsi cette technologie encore plus accessible à travers le monde. Et quand on voit le peu de taux de clics sur les résultats de recherche lors d’une recherche Google, il y a fort à parier que la recherche vocale va continuer de progresser puisque les internautes semblent parfaitement se contenter d’une unique réponse.
Toujours chez Google, on apprenait qu’une nouvelle mise à jour de son app sur mobile aide les internautes à trouver des contenus similaires sans avoir à retourner dans le moteur. Ainsi, lorsque l’internaute se trouve sur une page Web au sein de l’app, il se verra suggérer des contenus similaires par Google en bas de page. Il semblerait à première vue que ces suggestions soient basées sur les pages que les internautes ont consultées après avoir consulté cette même page. Cette fonctionnalité n’est disponible qu’aux Etats-Unis pour le moment mais pourrait s’étendre à d’autres langues et d’autres pays.
De son côté, Bing a annoncé des améliorations pour ses fonctionnalités de recherche d’images. Les internautes pouvaient d’ores et déjà effectuer des recherches sur des objets présents au sein d’une image. Mais il fallait pour cela qu’ils entourent manuellement l’objet en question dans l’image. Désormais, le moteur est capable de détecter automatiquement les objets au sein des images et l’internaute n’aura plus qu’à cliquer sur la petite icône pour lancer la recherche sur des objets similaires. Pour l’instant cela ne fonctionne que sur la version desktop et non mobile.
Dans un précédent article de BASES (« Facebook, incontournable pour la veille et la recherche : fantasme ou réalité ? » - N°344 - Janvier 2017), nous avions évoqué plusieurs outils pour effectuer des recherches avancées sur Facebook. Nous avons récemment eu l’occasion de découvrir un nouvel outil : AFS (Advanced Facebook Search) qui se présente sous la forme d’une extension Chrome.
Chez LinkedIn, les utilisateurs peuvent désormais charger des vidéos sur leur page.
Toujours du côté de LinkedIn, on apprenait également qu’un juge fédéral de San Francisco avait ordonné à LinkedIn d’arrêter de bloquer la société Hiq Labs qui récupérait (avec un procédé de scraping) des données sur les profils LinkedIn dans le cadre son activité. Même si LinkedIn a fait savoir qu’il ne se plierait probablement pas à cette décision, c’est à notre connaissance une première.
Ces dernières années, les grandes plateformes de médias sociaux comme Twitter, Facebook ou LinkedIn, ont restreint au maximum l’accès à leurs services par des applications tierces. Les plateformes de veille ne peuvent ainsi plus surveiller LinkedIn et sont très limitées sur Facebook. Si la tendance venait à s’inverser, il pourrait s’agir d’une bonne nouvelle pour les professionnels de la veille.
Netvibes, qui d’un simple lecteur de flux RSS, s’est transformé en quelques années en une plateforme de veille onéreuse, vient d’annoncer que ses utilisateurs pourraient désormais bénéficier d’un « personal corpus ». Fini, le corpus de sources opaques sur lequel l’utilisateur n’a pas la main, il peut désormais ajouter et retirer des sources rapidement et facilement.
Même si d’autres outils le font depuis des années, cette initiative est intéressante car c’est généralement le point faible des plateformes de social media monitoring qui surveillent un panel de sources très large mais complètement opaque et non paramétrable par les utilisateurs.
Pour surveiller Twitter, il existe de multiples solutions allant de la simple création de flux RSS aux grosses plateformes de veille multisources. Nous avons récemment découvert un nouvel acteur sur le marché : Twilert (https://www.twilert.com), un outil de veille qui se focalise exclusivement sur Twitter. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de le tester mais l’outil propose un essai gratuit de 30 jours. A tester, donc !
Dans la boîte à outil du veilleur, on trouve souvent Google Translate. Bonne nouvelle, pour la traduction, une alternative efficace est désormais possible : DeepL qui indique être « trois fois plus performant que Google ». Derrière cette initiative, on retrouve les fondateurs du dictionnaire en ligne Linguee.
Et d’après les premiers retours et tests réalisés par des journalistes et sites spécialisés (Le Monde et Numerama), il semble bien que l’outil soit très prometteur...
OPEN ACCESS • Accès à la littérature scientifique : les voies de l’« open access »
SERVEURS • Questel reprend les acquisitions
INFORMATION SCIENTIFIQUE
• Scopus aide gratuitement à identifier les auteurs et leurs publications
MÉTHODOLOGIE • Comment retrouver de vieux articles de presse ?
AGRÉGATEURS DE PRESSE • La recherche en…tique
RETOUR D’EXPÉRIENCE
• Fanny Glassier, documentaliste à KEDGE Business School : le défi de la formation
OUTILS • TERMIUM Plus, une source de terminologie d'origine canadienne
EN BREF • L’actualité de l’été
Déjà abonné ? Connectez-vous...
A l’occasion de la dernière réunion annuelle du CFIB (Club francophone d’information brevet), Marie-Pierre Vidonne, directrice du cabinet suisse Innovea, a fait un fort utile tour d’horizon des possibilités de libre accès (open access) à la littérature scientifique.
Ces problématiques sont apparues peu après que les articles scientifiques soient devenus disponibles sous forme électronique. S’est, en effet, alors posé le problème des modalités de leur accessibilité.
D’un côté, un grand nombre de chercheurs considéraient que leurs publications devaient être accessibles le plus facilement et le plus librement possible, et gratuitement, afin d’optimiser et d’accélérer le développement de la science, considérant que, pour une bonne part, leurs recherches avaient été financées par des fonds publics.
De plus, les chercheurs des pays les moins développés se plaignaient de ne pouvoir accéder à nombre d’articles scientifiques publiés dans les revues payantes, leurs universités ayant des budgets d’abonnement beaucoup plus restreints que les universités occidentales.
De leur côté, les éditeurs défendaient leur modèle traditionnel, continuant à vendre les articles qu’ils publiaient, mettant en avant leurs prestations telles que la sélection des articles, la gestion de leur évaluation, la gestion de leurs modifications éventuelles et tout leur travail d’édition d’autant qu’ils ne facturaient rien aux auteurs, sauf d’éventuels suppléments pour des prestations spécifiques.
Ces problématiques sont toujours d’actualité.
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Après une petite pause d’un an et demi qui a suivi le rachat d’Intellixir et de GEM360 en 2015, Questel poursuit à nouveau ses acquisitions de sociétés offrant des services complémentaires aux siens dans le domaine de la propriété industrielle avec le rachat de la société américaine ITIP.
On sait que Questel est, de longue date, bien implanté au Etats-Unis en particulier après l’acquisition en 1994 d’Orbit, l’un des plus anciens serveurs américains spécialisé, en particulier, dans les brevets. Il était donc tout à fait cohérent de racheter en mars dernier la société ITIP (10M$ de CA en 2016), de surcroît peu implantée en Europe.
Cette acquisition a été accompagnée et soutenue par les fonds d’investissement, Capzanine et Raise. On notera à ce propos que le capital de Questel qui vise, avec ce rachat, les 50 M€ de chiffre d’affaires en 2017, est contrôlé à 53 % par ses dirigeants et salariés.
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Scopus est un agrégateur de références d’articles scientifiques qui propose 69 millions de références issues de 22 000 publications de plus de 5 000 éditeurs.
L’accès au service est payant, le modèle étant celui du forfait annuel souscrit par des Universités, des entreprises…
Outre l’accès payant, Scopus offre un service gratuit d’identification d’auteur, basé, bien sûr, sur l’ensemble de son fonds.
Le service s’appelle Scopus Author Identifiers. Il apparaît en premier lorsque l’on cherche avec le mot Scopus dans un moteur de recherche.
Déjà abonné ? Connectez-vous...
La presse est une des sources d’information clé pour la veille et la recherche d’information.
Pour interroger la presse que ce soit pour la France ou à l’étranger, on pense généralement aux solutions suivantes :
. consulter directement les sites des titres de presse
. effectuer une recherche sur Google Actualités
. ou encore interroger les agrégateurs de presse qui agrègent des dizaines de milliers de titres et proposent une interface avec des fonctionnalités de recherche avancées et expertes comme Factiva, Pressedd, Europresse, Nexis, etc.
Mais ces différentes solutions ne permettent malheureusement pas d’accéder à une très grande antériorité notamment au delà des années 90.
Sur Pressedd par exemple, qui dispose de la meilleure couverture de la presse française, seuls le Monde et l’AFP disposent d’archives antérieures aux années 90 en l’occurrence 1944 pour le Monde, soit depuis l’origine, et 1951 pour l’AFP.
Entre 1990 et 1995, on comptabilise une dizaine de titres proposant des archives, chiffre qui grimpe ensuite à une trentaine entre 1995 et 2000. Mais on est très loin des milliers de sources aujourd’hui disponibles sur Pressedd...
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Nous avons effectué récemment une recherche dans la presse française sur les tiques, des acariens plutôt désagréables, responsables en particulier de la transmission de la maladie de Lyme.
Pour chercher dans la plus large couverture de la presse française, nous avons utilisé Pressedd.
A notre surprise nous avons trouvé, pour la période du 1er au 30 juin 2017, 1 343 réponses, incluant d’éventuels doublons, de même que des articles identiques publiés dans différentes éditions de quotidiens régionaux.
En examinant les résultats, il est apparu qu’un très grand nombre, plus de 60 % (!), étaient tout à fait hors sujet : ils étaient en effet sélectionnés parce qu’un mot comme politique ou pratique était coupé en deux et apparaissait écrit de la façon suivante : «poli-tique» ou «pra-tique». On trouve ainsi 116 fois l’expression «poli-tique» et 84 fois l’expression «pra-tique» soit respectivement 8,64 % et 6,25 % du total, ce qui nous paraît tout à fait excessif surtout sur une période d’un mois.
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Le gouvernement canadien propose un site terminologique qui vient en complément des nombreuses possibilités existantes comme, tout simplement, l’offre traduction de Google et les possibilités proposées par l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propreté Intellectuelle) ou Worldnet.
Nous évoquions ce sujet dans notre article « Des outils pour enrichir le vocabulaire d’une recherche en anglais » (Bases n° 342, novembre 2016).
Pour en savoir plus : https://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-fra.html?lang=fra
Nous avons décidé d’introduire dans chaque numéro de BASES une nouvelle rubrique « RETOUR D’EXPERIENCE » dans un but de partage d’expériences entre professionnels de l’information qui exercent un même métier mais avec des réalités très diverses et dans des secteurs très différents : évolutions du métier au travers d’une expérience concrète, innovations dans les pratiques, découvertes de nouvelles sources d’informations, astuces et méthodes de recherche et de veille, vision de l’avenir du métier, etc.
Pour ce numéro, nous avons interviewé Fanny Glassier, documentaliste/chargée de formation à KEDGE Business School à Bordeaux.
Après une licence en Sciences de l’Education, Fanny Glassier se tourne vers un DUT Documentation d’entreprise à Bordeaux il y a 20 ans et trouve rapidement un poste de documentaliste à BEM (Bordeaux Ecole de Management), aujourd’hui KEDGE Business School.
Après vingt ans au sein de la bibliothèque, elle consacre aujourd’hui 70 % de son temps à la formation. Il y a vingt ans, la bibliothèque ne proposait pas d’activité formation.
Sur les huit membres de l’équipe, elle gère seule le service formation de la Kedge Library.
Face aux besoins des utilisateurs en matière de formation documentaire et à la multiplication des bases de données spécialisées (l’école est aujourd’hui abonnée à une vingtaine de bases), Fanny Glassier travaille depuis une dizaine d’années au développement d’un catalogue de formations documentaires allant du généraliste au spécialisé. Il peut s’agir aussi bien de formations en groupes que de formations individualisées.
Au fil des ans, elle a suivi de nombreuses formations dédiées à la recherche d’information mais aussi à la formation de formateurs.
Elle dispense aujourd’hui une centaine d’heures de formation chaque année.
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Claritive Analytics qui a racheté les activités Propriété Intellectuelle de Thomson vient d’acquérir Publons et sa plateforme à destination des chercheurs pour partager, discuter et mettre en valeur le travail des reviewers. Le CEO de Claritive a ainsi annoncé que l’entreprise souhaitait investir dans des solutions d’analytics et d’optimisation des workflows pour aider ses clients à accélérer leur processus d’innovation.
LexisNexis a récemment lancé une base de données appelée LexisNexis Media Contacts Solution qui recense plus de 800 000 contacts médias dans plus de 200 pays. Cette base permet ainsi d’identifier des journalistes et influenceurs.
Du côté de l’information business et financière, les opérations de rachat et partenariats se font nombreuses.
Nous apprenions récemment le rachat de Bureau Van Dijk (Orbis, Diane, Zehyr, etc.) par l’agence de notation Moody’s pour 3.3 milliards de dollars. Pour Moody’s, l’opération a pour but d’étendre ses activités « en services d’analyse de risques et d’évaluation analytique ».
Dun&Bradstreet vient d’annoncer un partenariat avec Microsoft afin de donner accès aux données de D&B via les services cloud de Microsoft et notamment Microsoft Dynamics 365.
L’éditeur de solutions prédictives SideTrade a racheté C-Radar, une start-up fondée en 2011 permettant d’identifier des entreprises et qualifier des prospects grâce à une base de 4.6 millions de sociétés.
Google vient d’annoncer l’arrêt d’Instant Search, qui permettait d’afficher à la volée les résultats de recherche au fur et à mesure de la saisie de la requête. L’intérêt pour les professionnels de l’information étant quasi-nul, on ne se désolera pas de cette disparition.
Le géant américain a également lancé un moteur dédié aux offres d’emploi appelé « Google Carrières » dans sa version française. Dans cette dernière, on ne trouve cependant que des offres émanant de Google pour le moment...
Enfin, le moteur d’images de Google propose depuis peu de nouveaux filtres de recherche dans sa version mobile et desktop. On pourra ainsi limiter aux dernières images ajoutées, aux formats GIFs ou Clip-art ou encore limiter aux images d’une certaine couleur.
Bing permet de sauvegarder des résultats de recherche pour les lire et consulter plus tard. Cela fonctionne pour les images et les vidéos. Il suffit pour cela de cliquer sur la petite icône + disponible sur chaque image et vidéo.
Facebook va proposer une nouvelle fonctionnalité, en test pour le moment, consistant à suivre des sujets (photographie, théâtre, etc.) et non uniquement des pages. Il semblerait que l’idée derrière cette fonctionnalité soit liée à la mise en lumière des « fake news » : en suivant une thématique, les internautes auraient ainsi accès à plusieurs articles sur un même sujet et potentiellement des articles avec des points de vue différents. De quoi développer l’esprit critique et sortir de sa bulle informationnelle...
Dans la gamme des outils de veille gratuits ou freemium, on notera le lancement de Custodee, un outil de surveillance de pages Web. L’outil permet de suivre les changements sur une page ou une zone spécifique sur la page. En plus de la réception d’alertes, il est possible d’exporter les résultats au format jpeg ou excel.
Lors de son lancement, l’outil proposait une version gratuite très limitée qui a d’ores et déjà disparu... 3 offres coexistent : 10$/mois pour 10 urls, 19$/mois pour 25 urls et 39$/mois pour 100 urls.
Du côté des grosses plateformes de veille, plusieurs actualités sont à noter :
