Interview d' Isabelle Orzechowski, knowledge manager indépendante - Doc et Plume, menée par Christel RONSIN.
Isabelle Orzechowski est knowledge manager indépendante depuis 2021, après huit ans en tant que gestionnaire de bases de données et formatrice. Elle est aussi secrétaire du Club Proknow, association qui participe à la diffusion de la gestion des connaissances.
Nous avons échangé avec Isabelle pour aborder une question qui suscite de nombreux débats parmi les professionnels de l’information : l’utilisation de l’intelligence artificielle générative (IAG). Son analyse apporte un regard nuancé et expert pour comprendre comment concilier innovation et rigueur dans la gestion de l’information.
Christel RONSIN : Isabelle, vous avez fait le choix de ne pas recourir à l’intelligence artificielle générative, pouvez-vous nous expliquer les raisons de cette décision ?
Isabelle ORZECHOWSKI : Face à l’émergence de nouveaux outils, surtout lorsqu’ils suscitent un engouement rapide, j’ai toujours adopté une posture d’observation et de retrait initial. Cette prudence m’a permis de constater, dès les premiers mois, des dérives similaires à celles que nous avions déjà observées avec l’avènement des réseaux sociaux. Ces dérives, tant comportementales que structurelles, m’ont alertée.
L’intelligence artificielle en tant que telle ne me pose pas de problème en soi. Je reconnais son utilité à condition qu’elle reste un outil - et non une dépendance systématique pour chaque aspect de notre vie professionnelle ou personnelle. L’utilisation de l’IA générative soulève des questions majeures en termes de sécurité notamment.
CR : Quels sont, selon vous, les principaux risques liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle générative ?
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