Depuis que l’essentiel, sinon la totalité des titres de propriété intellectuelle sont disponibles sous forme électronique, les acteurs, qu’ils soient publics ou privés, ont poursuivi le développement de leurs services dans différentes directions.
On peut considérer, dans beaucoup de cas, que ces services ont atteint un bon niveau de maturité même si les développements continuent.
Ces services concernent, en particulier les possibilités de recherche proposant une part de recherche sémantique ; les traductions automatiques qui ressemblent de moins en moins à un galimatias difficile à comprendre ; l’analyse de plus en plus sophistiquée des résultats de recherche avec moult propriétés graphiques associées ; le suivi de toutes les étapes de la vie d’un titre de propriété intellectuelle ; le recueil et l’analyse des jugements concernant des litiges dans le domaine.
Les deux autres étant consacrées respectivement aux lois et règlements en matière de propriété intellectuelle, et aux traités administrés par l’OMPI dans tous les domaines (l’OMPI est une institution spécialisée de l’ONU) et en particulier ceux relatifs à la propriété intellectuelle.
Cette nouvelle banque de données, gratuite, sur les jugements n’a pas vocation à l’exhaustivité, contrairement à d’autres offres payantes, mais recense les jugements considérés comme importants, plus précisément établissant des précédents ou des interprétations convaincantes, fournis par les états-membres participants.
Ces états-membres ne sont pour l’instant que dix et fournissent chacun quelques dizaines de documents : Australie (29), Brésil (36), Chili (50), Chine (30), Costa Rica (83), Espagne (63), Jamaïque (11), Mexique (76), Pérou (72), République de Corée (20) ce qui donne un total modeste de 470 documents.
Cette base est recherchable en combinant différents critères tels que le pays, les noms des parties, etc. Une recherche dans le texte intégral est aussi proposée.
Ces documents proposent les jugements et des résumés avec possibilité de traduction automatique dans pratiquement toutes les langues.
Auteur : François Libmann, Directeur de Bases Publications
Morressier est une entreprise allemande dont le but est d’emmener les conférences académiques à l’âge digital, ce qui s’est révélé particulièrement adapté à cette période de COVID-19 qui a vu l’essentiel, sinon la totalité, des manifestations non annulées passer en mode virtuel.
Cela permet, en effet, de disposer quasiment en temps réel de tout ce qui a été dit ou montré (on pense, en particulier aux posters).
Le volume depuis l’origine de la base en 2016 (et pas 2015 comme indiqué sur la Prosheet) est de près de 38 000 références avec une mise à jour quotidienne. Près de 79 % d’entre elles ont un abstract.
Chaque document comprend une indexation très détaillée dérivée du MeSH (de Medline) et inclut également les descripteurs proposés par les auteurs.
Le double intérêt de cette base de données est que sont pris en compte non seulement les conférences, ce qui est classique mais aussi les posters, ce qui l’est moins, d’autant que leur texte est recherchable.
L’autre intérêt est que toutes ces informations sont accessibles rapidement dans la mesure où Morressier a lui-même digitalisé l’évènement.
Dans au moins la plupart des cas, les posters sont accessibles immédiatement au prix de 20$.
C’est, comme le souligne le producteur, un des moyens de détecter le plus tôt possible des avancées scientifiques n’apparaissant, dans un premier temps, que sous forme de posters (ou de preprints mais c’est une autre voie).
Auteur : François Libmann, Directeur de Bases Publications
La veille et la recherche d’information sur les startups est une tâche complexe, en raison de leur parcours souvent mouvementé. Chaque année, des milliers de startups voient le jour, tandis que d’autres meurent ou sont absorbées par des grands groupes.
A cause de ce taux de natalité et de mortalité élevé des startups, les identifier et réaliser une veille sur cette catégorie d’entreprise demande un travail permanent de mise à jour des sources. Et cela requiert de la méthode et des outils de recherche.
Il existe de multiples sources pour rechercher de l’information sur les startups : les sources classiques comme la presse, le web ouvert, les bases financières…, mais aussi de plus en plus de moteurs et bases de données entièrement dédiés aux startups. Si l’idée est séduisante (avoir en un seul et même endroit toute l’information utile sur cette catégorie d’entreprises), ces outils sont-ils vraiment suffisants pour la veille et la recherche sur les startups et ont-ils une réelle valeur ajoutée par rapport à des sources plus classiques ?
Les outils spécialisés sur les startups sont légion mais nous avons décidé d’en sélectionner sept, que nous avons jugés intéressants pour une démarche de recherche : Crunchbase, Whogotfunded, Startuplynx, Startuptracker, CB Insights, ProductHunt et les Pépites Tech.
Déjà abonné ? Connectez-vous...
La recherche sur le Web évolue de plus en plus vite et ce, en raison des avancées rapides de l’IA, du machine learning et du traitement du langage naturel et leur intégration dans les moteurs de recherche.
On ne peut plus rechercher sur le Web et sur les moteurs de recherche en 2020 comme on recherchait il y a à peine 5 ans. Google, tout particulièrement, évolue rapidement et annonçait il y a à peine quelques semaines plusieurs innovations majeures.
Lire aussi :
Méthodologie et outils pour la recherche de statistiques
Pour suivre de près les grandes évolutions de la recherche et de la veille mais aussi du métier de professionnel de l’information, on peut bien sûr suivre l’actualité des différents acteurs de la recherche sur le Web et plus particulièrement des moteurs de recherche. Une autre solution tout aussi intéressante consiste à assister aux différentes conférences francophones et internationales dédiées aux professionnels de l’information.
En cette année qui ne ressemble à aucune autre, ces événements, riches en informations et qui permettent d’avoir un état des lieux précis à un instant t sur le monde de l’information se sont pour beaucoup digitalisées.
Nous avons assisté pour vous cette année à trois événements majeurs pour la veille et la recherche d’information (un en présentiel et deux à distance) :
Nous allons proposer plusieurs articles au cours des prochains numéros de BASES sur les thèmes-clés abordés lors de ces différents événements.
Nous aborderons notamment la question :
Dans ce premier article, nous nous intéresserons donc aux grandes tendances et innovations qui viennent bouleverser la recherche d’information sur le Web ouvert notamment à travers des grandes évolutions des moteurs de recherche Web.
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Pour doper au maximum ses performances de recherche sur le Web, nous conseillons de suivre, pour s’en inspirer, trois types de spécialistes du Web auxquels on ne pense pas en général : les experts du référencement (SEO), de l’OSINT (open source intelligence) et du Google Dorking (ou Google hacking).
Nous avons examiné et confronté leurs recommandations et découvertes, et livrons dans cet article la liste des opérateurs qui marchent le mieux sur Google, ainsi que les requêtes que l’on peut construire de façon originale, et dont on peut s’armer quand on cherche des choses «introuvables»…
Il est acté, parmi les veilleurs et professionnels de l’information aguerris, que les bases de données payantes constituent des outils de premier choix, tant en raison de la richesse de leurs contenus que des langages de requêtes intégrés, conçus précisément pour assurer la meilleure performance de recherche.
Mais à la différence des serveurs de bases de données détaillant les spécificités de leurs langages de requêtes, Google et Bing, dont la quasi-totalité de la clientèle est peu encline à faire des requêtes complexes, ne communiquent que de façon très succincte sur leurs opérateurs avancés. Tout juste dispose-t-on de quelques menus d’aide à la recherche dite avancée, à la fréquence de mise à jour incertaine.
Rappelons que dans nos colonnes, Carole Tisserand-Barthole teste régulièrement les capacités de recherche avancée de Google et autres moteurs, avec un diagnostic de plus en plus pessimiste sur la performance réelle des requêtes complexes construites avec des opérateurs. Google et Bing publient d’ailleurs désormais des réserves sur l’utilisation des opérateurs via des messages sur leurs supports.
Google annonce ainsi que «certains opérateurs de recherche ne renvoient pas de résultats complets» (sic), (https://support.google.com/websearch/answer/2466433?hl=fr) et Bing prévient qu’«il est possible que certaines fonctions et fonctionnalités décrites ici ne soient pas disponibles dans votre pays ou région» (https://help.bing.microsoft.com/#apex/18/fr/op%C3%A9rateurs).
Déjà abonné ? Connectez-vous...
D’aucuns pourraient penser que le RSS, cette technologie vieille de 20 ans, autant dire une éternité à l’échelle du web, est à reléguer au rang des antiquités. Et pourtant, elle a remarquablement résisté aux années et survécu à la vague du web social. On pense à tort qu’elle a disparu, alors qu’elle reste incontournable pour les métiers de la veille.
Si les lecteurs de flux RSS ne sont en rien comparables avec les grandes plateformes de veille en termes de puissance et de fonctionnalités, certains ont su tirer leur épingle du jeu et se rendre utiles voire indispensables pour les veilleurs et ce, pour un coût modeste. C’est le cas d’Inoreader et Feedly, leaders aujourd’hui incontestés du RSS auprès des professionnels de l’information. D’autres acteurs ajoutent régulièrement des fonctionnalités intéressantes, d’autres encore arrivent également sur le marché.
Ces outils sont utilisés aussi bien par des veilleurs disposant de budgets très limités que par des professionnels disposant d’outils de veille ou de recherche professionnels payants et qui y ont recours en complément à ces outils.
Lire aussi :
« Comment surveiller Google Actualités ? »
Lorsque le RSS est apparu au début des années 2000, dans la mouvance de ce que l’on appelait à l’époque le web 2.0, il a été très vite utilisé et même promu sur les sites web. La grande majorité arboraient le petit logo orange qui signalait sa présence et les internautes étaient largement invités à souscrire, gratuitement, aux flux proposés pour les consulter dans leur lecteur/agrégateur favori ; il s’agissait de Netvibes ou Google Reader la plupart du temps.
Puis les éditeurs de sites web ont changé leur fusil d’épaule. L’utilisation massive des flux RSS par les internautes pour suivre le contenu mis à jour, a en effet rapidement provoqué une baisse de la fréquentation en ligne de leur site. En outre, ces mêmes éditeurs n’avaient plus aucun moyen de capter l’identification de leur audience, ne serait-ce que par une adresse e-mail, comme ils peuvent le faire très facilement au moyen de l’inscription à une newsletter…
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Lancée en 2013, la recherche sur les valeurs numériques est une des valeurs ajoutées, originale, de l’offre du serveur STN qui propose, rappelons-le, un ensemble de banques de données dans le domaine de la littérature scientifique (références bibliographiques) et des brevets (références bibliographiques ou fulltext).
Le nombre de propriétés recherchables jusqu’à présent était de 55 telle que la charge électrique (en Coulomb), la force (en Newton), la fréquence (en Hertz), la masse moléculaire (en g/mol), la pression (en Pascal), etc.
On en trouve la liste en cherchant HELP NPS si l’on est connecté à STNext et plus précisément à une des bases offrant cette possibilité.
Sinon, on trouvera la liste à l’adresse http://www.stn-international.de/en/productsservices/products-services.
La mise à jour récente a ajouté la possibilité de rechercher sur quatre valeurs numériques supplémentaires, en peu moins classiques, portant leur nombre total à 59. Il s’agit de :
Déjà abonné ? Connectez-vous...
Lancée le 18 décembre 2019, le « new PubMed » (voir figure 1.) est devenu le 18 mai dernier la plateforme par défaut de PubMed, la précédente (legacy PubMed) restant en ligne au moins jusqu’au 30 octobre 2020.
Cette période de cinq mois a été mise à profit pour réaliser différents tests et recueillir les réactions des premiers utilisateurs.
L’outil gratuit Pubmed a été lancé en 1996 comme un site Web expérimental et revendique aujourd’hui 3,4 millions d’utilisateurs pour un jour de semaine moyen, effectuant des recherches dans un corpus de plus de 31 millions de références bibliographiques.
Lire aussi :
Les outils documentaires du CHU de Rouen : CISMeF, LiSSa et HeTOP
Figure 1. Nouvelle interface de recherche de Pubmed
Dans cet article, nous revenons sur l’histoire de Pubmed pour bien comprendre son positionnement actuel, nous analysons ensuite le contenu de la plateforme et enfin nous comparons l’ancienne et la nouvelle plateforme en termes de fonctionnalités.
Déjà abonné ? Connectez-vous...