La pratique de la veille s’était jusqu’à ces dernières années exercée principalement sur la presse, considérée comme le principal vecteur d’information d’actualités.
La surveillance de cette presse passait par des moyens très élaborés, que ce soit via les grands agrégateurs pour les media « print », ou les plates-formes spécifiques pour les media sur le web.
L’arrivée des réseaux sociaux a perturbé le jeu, en introduisant une nouvelle matière première informationnelle. La vision que l’on a de ces réseaux, au départ considérés comme de purs moyens d’échange et de dialogue pour différentes communautés, ne peut manquer d’évoluer devant la richesse d’informations qu’ils contiennent et véhiculent.
Force est de constater que cette matière première, même si elle est très hétérogène et de qualité inégale, contient une richesse d’information réelle. Twitter, par exemple, peut être considéré comme l’accès à des millions de références d’articles de presse échangés par les Twittos.
On aura donc tout intérêt, pour une veille spécialisée sur un secteur, à recenser et surveiller les comptes experts spécialisés dans la thématique en question.
Parallèlement à cette prise de conscience, il faudra procéder à une véritable révision des processus de veille utilisés traditionnellement, car ce type d’information est radicalement différent et encore plus complexe à intégrer dans les processus de veille que les sites web. Il faudra donc comprendre très finement la structure de chaque réseau social et la spécificité de ses contenus et flux afin d’élaborer la bonne approche pour une surveillance efficace.
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La nature des banques de données disponibles continue à s’enrichir !
Un nouvel exemple en est la banque de données I²KN qui est définie comme une base de connaissance collaborative dans les domaines de la physique et de la chimie, ces connaissances étant répertoriées sous un angle fonctionnel.
Elle a été créée par le cabinet MeetSYS. MeetSYS est le nouveau nom du cabinet CCRIM (Conseil en Créativité, Innovation et Management) créé en 2003 et dont les fondateurs s’étaient rencontrés chez Invention Machine, éditeur de logiciels d’aide à l’innovation fondé en 1992 par des scientifiques venant de l’URSS, pays d’origine de la méthode TRIZ.
Cette origine explique que le fil rouge de l’approche scientifique suivie à travers ces différentes structures soit fortement lié à la méthode TRIZ qui a inspiré leur démarche analytique des processus d’innovation. Cela se retrouve aussi dans la banque de données qui a été conçue comme un outil d’aide à la résolution de problèmes techniques par les consultants de MeetSYS.
Le contenu de la base est en libre accès après inscription. Un deuxième niveau est réservé aux contributeurs et aux experts reconnus.
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On se souvient que le passage de Dialog et DataStar à Proquest Dialog avait eu pour conséquence l'abandon de toute une série de types d'information tels que les annuaires d'entreprises, les bases de données marques et les rapports d'analystes/études de marché.
Aujourd'hui, bonne nouvelle, les rapports d'analystes sont de retour avec la banque de données baptisée Thomson Reuters Embargoed Research Collection qui n'est autre que la banque de données Investext rebaptisée.
Il y a, comme on s'en souviendra, trois types de rapports de recherche : sur une entreprise, sur une industrie ou sur un sujet spécifique.
Les rapports au nombre d'environ 13 millions proviennent de plus de 1 000 sources, banques d'investissement, maisons de courtage, sociétés de conseil.
Un embargo d'une durée moyenne de 7 jours est imposé et la mise à jour est quotidienne avec une moyenne de 10 000 documents. L'antériorité remonte à 2003 pour l'essentiel, mais des rapports antérieurs peuvent être aussi disponibles.
On peut chercher, en particulier, dans le texte intégral ce qui est nettement plus opérationnel que de chercher seulement sur le titre comme cela n'est pas si rare.
Autre bonne nouvelle, il n’y a aucune obligation d'acheter le rapport en entier, il n'y a pas de droit d'entrée et la recherche est gratuite (comme sur toutes les bases disponibles sur Proquest Dialog).
On peut donc acheter des pages d'étude pour 11,50$/page (rapport "standard") et 20$/page (rapport "premium"). On peut bien sûr acheter un rapport entier pour un prix indiqué précisément à chaque fois, sachant qu'au delà d'un certain nombre de pages, il est plus rentable d'acheter le rapport en entier.
Factiva vient d’annoncer que les recherches de tonalité (positive ou négative) d’un article étaient étendues à plusieurs langues.
Cette possibilité qui était jusqu’alors limitée aux documents en anglais est maintenant disponible pour le français, le russe, l’italien, l’espagnol et l’allemand.
Pour y accéder à partir de la recherche experte, il faut cliquer sur la flèche bleue devant « Recherche des Experts Factiva », puis sur le premier choix « Analyse de la tonalité des articles ».
On se voit alors proposer les choix « articles négatifs » d’une façon générale ou plus particulièrement sur la politique, les entreprises ou les personnes et également un choix « articles positifs » d’une façon générale, mais à l’examen plutôt orienté entreprise.
Puis pour chaque option, le choix parmi les six langues est proposé.
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PANORAMA • Le monde des affaires publiques et lobbying : information stratégique et outils
ICIC
• ICIC 2015 toujours centré chimie-brevets
• Intellixir va continuer son développement au sein de Questel
• AI Patents : une nouvelle façon de rechercher les brevets
SERVEURS
• Un nouveau service d’analyse médias sur Pressedd
• Questel continue à se développer en suivant trois axes
CARNET • Wikipedia permet maintenant de rechercher des structures chimiques
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Les phénomènes de lobbying et d’influence existent depuis longtemps, cependant leur utilisation est de plus en plus répandue dans ce contexte particulier de nouvelle donne internationale.
A Bruxelles, le lobbying est une industrie qui pèse plusieurs milliards d’euros. Selon le Corporate Europe Observatory, organisation militant pour une plus grande transparence, la ville compterait jusqu’à 30 000 lobbyistes, presque autant que d’employés à la Commission.
La capitale européenne est la ville qui, après Washington, connaît la plus forte concentration de personnes cherchant à influer sur la législation.
Dans ce contexte, cet article a comme but de donner un aperçu global des outils et des sources d’information destinées aux professionnels intéressés par les affaires publiques et le lobbying.
L’image de cette activité ou profession suscitent des critiques au regard de la transparence et de la responsabilité dans le cadre du processus décisionnel et législatif de l’UE. Pour répondre à ces préoccupations, le Parlement a créé en 1995 un registre des lobbyistes, suivi en 2008 par la Commission. Les deux institutions ont, en 2011, fusionné ces deux instruments en un registre européen de Transparence.
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L’édition 2015 de l’ICIC (The International Conference on Trends for Scientific Information Professionals) était bien dans la lignée des éditions précédentes, mais plus facile d’accès car se déroulant à Nice.
On a retrouvé certains « fidèles » spécialisés dans le domaine comme le hongrois Chemaxon ou l’anglais Minesoft qui propose en particulier PatBase.
D’autres orateurs ont présenté diverses avancées et la conférence a été aussi l’occasion de découvrir l’offre de la start-up américaine AI Patents qui faisait là sa première présentation en Europe.
Du côté de l’exposition, Questel était venu en voisin accompagné d’Intellixir, un fidèle de ce type de manifestations et qui fait maintenant partie de la famille (voir article suivant).
Il était entouré de nombreux acteurs du secteur (STN, PatBase, LexisNexis, Total Patents, BIZINT). On a remarqué aussi pour la première fois depuis longtemps, l’absence d’exposants indiens.
Nous parlerons dans ce numéro de Bases et les suivants des présentations qui ont le plus retenu notre attention.
C’est finalement le 29 septembre que la cession d’Intellixir à Questel a été actée.
Un premier communiqué diffusé parcimonieusement, d’où les inquiétudes de certains clients d’Intellixir informés seulement par la rumeur.
L’annonce à la journée utilisateurs de Questel du 24 septembre à Paris aurait été prématurée parce que tous les documents n’avaient pas été signés.
BASES a souhaité clarifier les choses en interviewant Jean-Michel Careil, le créateur d’Intellixir, à l’occasion d’ICIC 2015 où nous avons pu échanger avec lui.
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Comme nous le disions dans l’introduction, l’ICIC peut être un lieu de découverte de produits nouveaux, comme pouvait l’être, à ses belles heures passées, l’exposition du Online de Londres.
Cette année, la présentation d’AI Patents, pour la première fois en Europe, nous a paru particulièrement intéressante.
Cette société crée en 2012 aux Etats-Unis en Caroline du Nord, a présenté un moteur de recherche conçu initialement pour fonctionner dans le domaine des brevets.
Le principe de recherche que propose cette société se démarque totalement de la recherche booléenne classique ou de la recherche sémantique.
Le moteur s’appuie en effet sur l’analyse des rapports de recherche des examinateurs de brevets des offices américain et européen des brevets. Un brevet a été publié (US20110093449) qui décrit ce moteur de recherche.
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Depuis le 29 octobre dernier, les utilisateurs de Pressedd, « première plateforme de presse française », ont vu apparaitre un certain nombre de nouveautés sur le service.
Le premier changement est visuel, puisqu’un nouveau graphisme, plus élégant et plus moderne, est venu habiller l’interface tout en restant dans les couleurs corporate de Pressedd, le rouge et le gris.
Le premier objectif de ce relooking était de répondre à quelques retours de clients pour donner à la plateforme plus de clarté et de lisibilité, mais aussi plus d’efficacité sur la signalétique : de nouveaux pictogrammes déclinent les différentes fonctionnalités offertes (recherche, veilles, panoramas, dossiers etc…) et il est désormais plus facile de voir dans quelle partie on évolue, grâce à un jeu de surbrillance et de contrastes plus visibles.
Ces changements cosmétiques inaugurent une nouvelle charte graphique qui va être déclinée sur tous les sites et services proposés par Pressedd.
En bas à gauche de l’écran, un petit coq, emblème de Pressedd et ici symbole de la presse française, apparaît au gré des actualités que Pressedd souhaite diffuser en temps réel à ses utilisateurs ; il peut indiquer par exemple l’absence de chargement des articles du jour pour telle ou telle source, à la suite d’un retard de livraison de l’éditeur.
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