PANORAMA
• La veille et la recherche d’information à l’heure de la recommandation de contenus
COMPTE RENDU DE SALON /CONFÉRENCE
• L’intelligence économique et ses enjeux pour les entreprises françaises
AGENDA
• L'information au service de la prise de décision est-elle un mythe ?
INDEX ANNÉE 2017
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La recommandation de contenus prend une place toujours plus importante dans l’univers du Web avec l’accroissement de la recommandation humaine, lié d’une part, au développement des médias sociaux et des outils du Web 2.0 et d’autre part, à la multiplication des systèmes et algorithmes de recommandations automatiques, grâce aux progrès de l’informatique d’abord et plus récemment de l’intelligence artificielle.
Quand on pense aux systèmes de recommandations, on pense en premier lieu aux sites d’e-commerce tels que Amazon qui nous propose des produits similaires à ceux que nous consultons ou susceptibles de nous intéresser, Netflix qui nous recommande des séries et des films qui pourraient nous plaire ou encore Spotify qui nous signale des morceaux et artistes correspondant à nos goûts musicaux.
Mais aujourd’hui, la recommandation est partout et il ne se passe pas un mois sans que l’on ne voie surgir une nouvelle fonctionnalité ou de nouveaux outils grand public et professionnels nous promettant de nous faire découvrir automatiquement des contenus nouveaux qui pourraient nous intéresser et nous faire sortir de notre bulle informationnelle ou des contenus similaires à ce que nous consultons.
En quoi ces systèmes de recommandation modifient-ils nos pratiques de recherche d’information et de veille ? Quelle est leur valeur ajoutée dans un contexte professionnel ?
Les systèmes de recommandation se cantonnent-ils aux outils grands publics ou bien sont-ils également présents dans les outils de recherche et de veille professionnels ?
Et cela nous permet-il véritablement de découvrir des contenus nouveaux que nous n’aurions pas identifiés par d’autres moyens, d’aller plus loin dans le Web profond ou bien, au contraire, cela nous enferme t-il toujours un peu plus dans notre bulle informationnelle tout en nous « noyant » toujours plus sous l’information ?
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Table ronde du 6 décembre 2017 à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (Inalco)
Bien que la notion d’intelligence économique puisse trouver sa genèse dans l’Antiquité, c’est aujourd’hui qu’elle prend tout son sens, représentant désormais une panoplie de savoir-faire et un fort enjeu face à la multiplication des acteurs et des environnements à surveiller, mais aussi face aux flux massifs d’information à analyser.
Toutes les entreprises n’ont pas de service d’intelligence économique dédié, mais chacune d’entre elle a grand avantage à la pratiquer pour rester compétitive sur un marché globalisé en constante mutation. C’est dans cette perspective que Julien Vercueil, maître de conférences à l’Inalco, a organisé au sein de l’Institut, le 6 décembre dernier, une table ronde sur l’intelligence économique et ses enjeux pour les entreprises françaises. Celle-ci visait à présenter de manière opérationnelle le métier de l’I.E en entreprise, à un public majoritairement composé d’étudiants en langues et suivant un double cursus de commerce international.
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PANORAMA
• Peut-on encore réaliser une veille avec des outils gratuits en 2017 ?
OUTILS DE VEILLE
• L’IA au service de la reconnaissance d’images
CAS PRATIQUE
• Peut-on se limiter à une veille sur les médias sociaux ? Le cas des projets éoliens.
TENDANCES
• Veille multilingue : les outils de traduction automatique peuvent-ils suffire ?
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La veille, même si on a trop souvent tendance à l’oublier, est, avant tout, une habile combinaison entre des compétences humaines, des outils et des méthodes.
La question des outils de veille occupe depuis toujours une place prépondérante dans les discussions autour de la veille reléguant souvent en arrière-plan la question de l’humain qui est pourtant indispensable. Et autour de ces questions revient souvent l’éternelle dichotomie entre le gratuit et le payant...
Une veille gratuite ou sans budget n’existe pas car il n’existe pas d’outil gratuit permettant d’automatiser l’intégralité du cycle de veille, qui rappelons-le, passe par l’analyse des besoins, la mise en place de la stratégie de recherche, le sourcing (c’est-à-dire l’identification des sources pertinentes), la mise sous surveillance des sources identifiées et la collecte des informations, la capitalisation de l’information et l’analyse et la diffusion au public concerné. Il y a et il y aura toujours une part d’humain dans le processus, qu’il soit réalisé en interne ou bien externalisé à des prestataires extérieurs. Et ce temps humain a un coût.
Les outils, aussi bien gratuits que payants, jouent évidemment un rôle important dans le processus mais certaines phases de la veille sont plus sensibles à l’automatisation que d’autres. Et c’est la phase de collecte qui est la plus propice à l’utilisation d’outils permettant d’automatiser des tâches très répétitives où l’humain n’apporte aucune valeur ajoutée comme celles d’aller surveiller l’apparition d’un changement ou d’un mot-clé sur une page Web.
Rappelons-le, ce qu’on appelle communément les outils de veille gratuits sont en réalité des outils de collecte et ne peuvent être utilisés précisément que pour cette phase. Ils n’ont que très peu d’utilité pour les autres phases du cycle de veille, mentionnées ci-dessus, et qui sont essentiellement des opérations intellectuelles.
Les plateformes de veille payantes, vont, quant à elles, intervenir à différents niveaux du processus de veille et pas uniquement lors de la phase de collecte mais cela ne signifie pas pour autant que la veille avec ces outils est entièrement automatisée. Les opérations intellectuelles y ont toujours leur place. Au niveau du sourcing, ces plateformes proposent souvent des corpus de sources pré-packagés qui résultent d’un travail humain, du moins en partie, la mise en place des stratégies et des requêtes repose sur une réflexion humaine, les dashboards d’analyse et de visualisation fournis par ces outils n’ont de sens que s’il y a une analyse humaine des données et la diffusion, bien qu’en partie automatisée, requiert un minimum de filtrage humain et de mise en forme pour répondre aux besoins précis des utilisateurs.
Nous rencontrons très souvent des professionnels dont la veille est une de leurs attributions mais qui n’ont d’autre budget que leur temps de travail humain et n’ont donc pas les moyens d’acquérir le moindre outil payant.
Car si les outils gratuits de collecte existent depuis des dizaines d’années, ils ont considérablement évolué ces dernières années et le paysage a beaucoup changé. Nous avons choisi dans un premier temps de nous intéresser aux grandes tendances impactant actuellement la veille et ses outils car il est primordial de prendre en compte ces différents paramètres lors de la mise en place d’une veille et du choix des outils. Et c’est dans un second temps que nous dresserons un panorama des outils de veille gratuits aujourd’hui disponibles et ce qu’ils peuvent apporter aux veilleurs.
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La reconnaissance d’images, c’est-à-dire le processus d’identification et de détection d’un objet, d’un visage ou d’une caractéristique dans une image n’est pas un concept nouveau mais l’on voit se développer de plus en plus d’applications et de solutions tirant parti de cette technologie depuis l’année 2016, ce qui s’explique par l’accélération récente du développement de l’intelligence artificielle.
Si au départ la reconnaissance d’images était surtout utilisée pour des applications grand public (on pensera notamment à la bibliothèque de photos de l’iphone qui permet d’effectuer une recherche sur un objet comme par exemple « christmas tree » et qui retrouve toutes vos photos représentant un sapin, même en arrière-plan), les acteurs de la veille et surtout les outils de social media monitoring n’ont pas tardé à en tirer parti et à les inclure dans leurs plateformes.
C’est sur ces solutions que nous avons choisi de nous pencher aujourd’hui.
Même si cela peut à première vue surprendre et même paraître très limitatif, la reconnaissance d’images appliquée au secteur de la veille concerne principalement la reconnaissance des logos de marques dans les images sans que la marque ne soit citée textuellement. Il est par exemple possible de repérer les images incluant des bières de marque Heineken même en arrière-plan publiées sur les réseaux sociaux.
La reconnaissance de logos représente indéniablement un fort enjeu commercial pour les marques et notamment les grandes multinationales.
Ce sont ainsi de très nombreuses images qui n’auraient pas pu être repérées par une recherche textuelle. Et même si le taux de précision de ces solutions n’est pas absolument parfait, il avoisine tout de même généralement les 90 %. Certes, il est impossible de vérifier ces chiffres mais les quelques démonstrations que nous avons pu avoir et les quelques tests que nous avons pu effectuer confirment un taux de pertinence élevé.
Pour les entreprises, l’intérêt est multiple. Cela permet :
A ce stade, on est encore beaucoup dans la veille d’image/e-réputation et dans la surveillance des mauvais usages des marques et détection des contrefaçons mais il tient fort à parier que l’évolution de ces technologies devrait conduire à d’autres usages prochainement.
Depuis quelques années, plusieurs start-ups se sont positionnées sur le créneau de la reconnaissance de logo parmi lesquelles :
On pourra également citer IBM Image Detection mais qui n’a rien d’une start-up.
Les acteurs de la veille et du social media monitoring ont choisi différentes approches : certains ont ainsi fait le choix d’intégrer dans leurs outils la technologie des acteurs cités précédemment, d’autres ont développé leur propre solution en interne et d’autres encore ont fait le choix d’utiliser les solutions des start-ups spécialisées tout en ajoutant des développements internes.
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On voit paraître régulièrement sur le Web et dans la presse des études et sondages sur les pratiques informationnelles des internautes sur le Web et les médias sociaux.
Un rapport du sérieux Pew Research Center publié cet été sur l’usage des médias sociaux dans l’accès à l’information montrait que 67% des américains s’informaient via les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Whatsapp) et la moitié d’entre eux sur Facebook.
Les médias traditionnels n’en étaient pas pour autant délaissés mais perçus comme un complément. Cette tendance ne s’applique d’ailleurs pas qu’aux américains mais bien à travers le monde entier.
Aurait-on donc une vue d’ensemble de l’information en consultant uniquement les médias sociaux ?
Toutes ces études, rapports et sondages s’intéressent à l’accès à l’information dans un cadre privé et non professionnel. Mais la recherche d’information et la veille dans un cadre professionnel n’échappe pas à ce phénomène : le développement des plateformes de social media monitoring qui représentent aujourd’hui la partie la plus visible des outils de veille montrent bien l’importance des médias sociaux dans le processus de veille et de collecte de l’information.
Même si, contrairement à ce que leur appellation pourrait laisser croire, ces plateformes vont au-delà de la stricte surveillance des médias sociaux, notamment par la surveillance des sites d’actualités, blogs, forums, etc., on reste essentiellement dans l’univers de l’information gratuite et librement accessible sur le Web, ce qui exclut une multitude de sources d’informations très qualifiées mais payantes.
Et comme il est très difficile a priori d’évaluer la place des médias sociaux dans un processus de veille et la part d’information non retrouvée en se limitant à ces seules sources, nous avons décidé de mener différents tests dans des secteurs d’activité divers au cours des prochains numéros.
Pour ce premier article, nous avons choisi le secteur de l’énergie et plus précisément la surveillance des projets éoliens en France (détection de nouveaux projets, avancement des projets, attribution des contrats, annulation de projets, etc.). Notre recherche s’est portée sur le derniers mois.
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Comme nous avons eu l’occasion de le mentionner à maintes reprises, la veille et la recherche d’information ne peuvent bien souvent pas être appréhendées à l’échelle d’une seule langue ou tout du moins uniquement en français.
Cela s’applique aussi bien à la veille concurrentielle, stratégique, marketing, réglementaire, scientifique, technique ou encore brevet.
Prenez par exemple une veille concurrentielle dans le secteur de l’industrie : il y a tout de même de bonnes chances que certains concurrents soient basés ou disposent d’une présence à l’étranger, notamment pour leurs sites de production.
Un lancement de produit ou un événement peut avoir une résonance en dehors des frontières. Dès lors, suivre les retombées à l’international est également inévitable.
Et du côté de la veille scientifique et technique, on n’oubliera pas non plus qu’une grande partie des revues scientifiques sont en langue anglaise et non en français.
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PANORAMA
• Tirer parti de la recherche visuelle et d’images pour la veille
MOTEURS DE RECHERCHE
• La guerre Bing versus Google : Bing contre-attaque sur de nouveaux terrains
OUTILS DE VEILLE
• L’IA au service de l’analyse des sentiments
FICHE INDUSTRIE
• Industrie pharmaceutique : panorama des sources d’informations
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Quand on pense recherche d’information et veille, on pense généralement au texte et moins à l’image. Dans l’imaginaire collectif, la recherche de contenus visuels renvoie davantage à l’iconographie et aux applications grand public qu’à un usage professionnel. Le lien entre les images et la veille concurrentielle et stratégique n’est pas une évidence...
Les outils du Web dédiés aux images (moteurs de recherche, bases de données, réseaux sociaux) ne sont pas nouveaux mais ils ne cessent de se multiplier et de se perfectionner. Le développement de l’intelligence artificielle y est pour quelque chose.
D’autre part, on remarque ces derniers temps une tendance prenant toujours plus d’ampleur : la recherche visuelle. On ne cherche plus seulement des images à partir de contenu textuel (mots-clé) mais l’image elle-même peut devenir le point de départ de la recherche en lieu et place des mots-clés.
Nous avons choisi dans cet article de faire le point sur les dernières évolutions en matière de recherche visuelle, de dresser un panorama des outils qui y ont recours et de ceux disponibles pour la recherche d’images. Nous montrerons ensuite dans quels cas la recherche visuelle ou d’images peut avoir un intérêt pour la recherche d’information et la veille et quelles sont les méthodes à adopter en fonction de chaque situation.
La recherche par l’image n’est pas un phénomène nouveau. On estime que la recherche visuelle a fait son apparition il y a presque dix ans, en 2008, avec le lancement de TinEye, le premier moteur de recherche inversée. Il suffit dans ce type de recherche de charger une image depuis son ordinateur ou d’entrer l’url d’une image sur le Web pour que le moteur retrouve des images identiques ou similaires disponibles sur le Web. Deux ans plus tard, Google s’est lancé dans la course avec son application Google Goggles pour chercher de l’information à partir de photos prises avec son téléphone.
Mais avec le développement de l’intelligence artificielle, la recherche visuelle progresse et pas uniquement chez les moteurs de recherche traditionnels.
Google et Bing proposent désormais tous deux des fonctionnalités de recherche inversée.
TinEye existe toujours mais on pourra également citer Imageraider (https://www.imageraider.com) et RevEye Reverse Image Search, une extension Chrome qui permet de lancer des recherches d’images inversées sur Google, Tineye, Yandex et Baidu.
Mais Google ne s’arrête pas là. Il a présenté en mai dernier une nouvelle fonctionnalité destinée à son Google Assistant et Google Photos appelée Google Lens.
L’utilisateur n’aura qu’à pointer son téléphone vers quelque chose pour que Google lui donne des informations à son sujet. S’il s’agit d’une fleur, l’utilisateur aura des informations sur son espèce, s’il s’agit d’un restaurant sur les avis de consommateurs, s’il s’agit d’une affiche de concert des informations sur l’artiste et la possibilité d’acheter les billets et ainsi de suite.
Pour l’instant, Google n’a pas dévoilé la date de lancement de Google Lens.
Parmi les autres acteurs ayant investi la recherche visuelle, on compte également les réseaux sociaux dédiés à l’image, principalement Pinterest.
Pinterest a été lancé en 2010 et permet à ses utilisateurs de créer et partager des collections d’images repérées sur le Web.
A la fin de l’année 2015, Pinterest a lancé son propre outil de recherche visuelle pour effectuer des recherches au sein d’une image en sélectionnant des éléments précis présents dans l’image et ainsi repérer des objets similaires à ceux sélectionnés sur l’écran. Le moteur interne du site ne permet cependant pas d’effectuer des recherches très élaborées. On peut ainsi rechercher sur l’intégralité des contenus, les personnes ou les boards (des tableaux de bords créés par les utilisateurs du réseau).
En 2017, Pinterest a ajouté trois nouvelles fonctionnalités liées à la recherche visuelle :
Les sites de vente en ligne ont également massivement investi dans la recherche visuelle. L’image devient alors un outil au service de la puissance commerciale.
Amazon propose un outil de recherche visuelle baptisé Amazon Remembers depuis 2009 mais vient d’améliorer considérablement cette fonctionnalité. Les utilisateurs peuvent désormais prendre des photos de vêtements, objets ou codes barre, les ajouter à la barre de recherche d’Amazon et visualiser les objets correspondants ou proches dans l’interface d’Amazon.
Ebay vient également de lancer plusieurs fonctionnalités de recherche visuelle en permettant notamment d’intégrer des photos d’objets réels (Image search) ou en partageant des urls de sites (Find it on Ebay) pour rechercher des objets similaires dans sa plateforme.
Zalando propose également une fonctionnalité de recherche visuelle basée sur la similarité depuis 2014 et travaille actuellement sur des projets liés au machine learning et à l’intelligence artificielle permettant de détecter les couleurs, textures et matières des produits pour bien les catégoriser et les rechercher.
On sait également qu’ASOS et d’autres boutiques en ligne travaillent sur ces développements.
Même si jusqu’à présent les innovations en matière de recherche visuelle concernent principalement les outils grands publics, les outils professionnels et notamment les outils de veille commencent eux aussi à s’intéresser à cette question.
Les précurseurs en la matière ont été Talkwalker début 2016 mais d’autres acteurs comme Digimind, Radarly ou Brandwatch ont ensuite rapidement suivi. Tous proposent une solution de reconnaissance d’images permettant de repérer des logos de marques sur des images et, ce, même si le nom de la marque n’est cité nulle part.
Nous reviendrons sur cette question dans un prochain article en comparant les solutions proposées par les différents acteurs.
Sur un créneau bien spécifique, on pensera également aux outils de détection de contrefaçons. A partir d’images des produits, ces outils crawlent le Web et parviennent à y détecter des contrefaçons.
Parmi ces acteurs, on pourra citer notamment :
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